Voir ci-dessus, p. 391 et suiv
470 ORIGINE? DU CHRISTIANISME. [An 107]
Jésus regardait comme l'essence même de sa divine institution.
Tout prouve, en effet, que Trajan fut le premier persécuteur systématique du christianisme. Les procès Ckjntre les chrétiens, sans être très-fréquents, se produisirent plusieurs fois sous son règne1. Sa politique de principes, son zèle pour le culte officiel 2, son aversion pour tout ce qui ressemblait à une société secrète l'y engageaient. Il y était également poussé par l'opinion publique. Les émeutes contre les chrétiens n'étaient point rares; le gouvernement, en satisfaisant ses propres défiances, se donnait, par des rigueurs contre une secte calomniée, un vernis de popularité. Les émeutes et les persécutions qui s'ensuivaient avaient un caractère tout local8. Il n'y
1. Pline, Epist., X, 96 (97), remarque comme une singularité que lui, homme d'administration (plus homme de lettres, à vrai dire, que d'administration), n'ait jamais assisté, avant sa légation de Bilhynie, à un procès de cette espèce.