‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 339 sur 393 · Pline, Panegyr · texte numérisé non relu

Pline, Panegyr

3. Mspixû; xii xsuà Tro'Àet;... èv ^Xetooi -ro'-ctç... pepixcù; xerr' èitap- Xiav. Eus ,//. £., III, ch. 32etsuiv. Cf. Barhébraeus, ChroJi. syr., p. 56, texte syr.; Cliron. arabe, p. 419-420, texte ar. Sulpice Sévère (II, 31) ne fait que commenter le conquirendi non sunt. Cf. Orose, VII, M. Tertullien (Apol, 5, ex parte frustratus est) atténue également les torts de Trajan, obéissant à la même tendance que Mélilon (dans Eus., H. E., IV, 26) c'est-à-dire au désir de montrer que les bons empereurs ont été favorables au christianisme et que les mauvais l'ont persécuté. Déjà dès le

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eut pas sous Trajan ce qu'on appela, sous Dèce. sous Dioctétien, une persécution générale; mais l'état de l'Église lut instable, inégal. On dépendait de caprices, et ceux de ces caprices qui venaient de la foule étaient d'ordinaire plus à craindre que ceux qui venaient des agents de l'autorité. Parmi les agents de l'autorité eux-mêmes, les plus éclairés, Tacite, par exemple, et Suélone, nourrissaient contre « la superstition nouvelle » les préjugés les plus enracinés1. Tacite regarde comme le premier devoir d'un bon politique d'étoulTer en même temps le judaïsme et le christianisme, « funestes pousses sorties du même tronc » 2.

Gela se vit d'une manière bien sensible quand un des hommes les plus honnêtes, les plus droits, les plus instruits, les plus libéraux du temps se trouva mis par ses fonctions en présence du problème qui commençait à se poser et embarrassait les meilleurs esprits. Pline fut nommé en l'an 111 légat impérial extraordinaire dans les provinces de Bithynie et de Pont3, c'est-à-dire dans tout le nord de

me siècle, l'opinion chrétienne est favorable à Trajan (Carm. sibyll., X, 447-163). Sur la prétendue inscription des trente martyrs de l'an 107, voyez de Russi, Inscr. christ., I, 3.

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