Cf. Dion Cassius, LXIX
i. Tpaiavàv SfiXkwxa tô èv Aî-p-rco 'kuSaîuv févoç. Appien., Bell, civ., II, 90. Cf. Talm. de Jér., Sukka, v, 1; Taira, de Bab., Sukka, 51 b; Midrasch, Eka, i, 4 7.
3. Eusèbe, Chron. (trad. arménienne), 4re année d'Adrie» (édit. Schœne); Orose, VIL 12.
512 ORIGINES DU CHRISTIANISME. (Au H<|
phètes pour menteurs. Pseudo-Esdras, vingt ans auparavant, s'arrêtait au reproche tendre d'une âme pieuse qui se croit oubliée de son Dieu; maintenant il s'agit de tout tuer, d'anéantir les païens, pour qu'il ne soit pas dit que Dieu a manqué à sa parole envers Jacob. Tout grand fanatisme, poussé à la ruine de ses espérances, aboutit à la rage et devient un danger pour la raison de l'humanité.
La diminution matérielle du judaïsme, par suite de cette inepte campagne, fut très-considérable. Le nombre de ceux qui périrent fut énorme1. A partir de ce moment, la juiverie de Gyrène et celle d'Egypte disparaissent à peu près2. Cette puissante communauté d'Alexandrie, qui avait été un élément essentiel de la vie de l'Orient, n'a plus d'importance. La grande synagogue du Diapleuston*; qui passait aux yeux des juifs pour la merveille du monde, fut détruite4. Le quartier juif, situé près du Lochias, devint un champ de ruines et de tombeaux.