Voir Vie de Jésus, p
2. Talm. de Jér., Berakoth, iv, 1 ; Talm. deBab., Ber., 27 6, Aquiba est le lalmudiste dont les chrétiens ont le mieux connu la célébrité. Épiphane, haer. xv, xxxm, 9; saint Jérôme, Inls., vin, 14; Epist. 151.
3. Mischna, Sola, y, 1, 4; vin, 5; Talm. de Bab., Pesachvn, 22 b. Voir ci-après, t. VI.
4. Talm. de Bab., Menachoth, 29 b. Cf. Derenbourg, Palest., p. 399; Journal asial., févr.-mars 1867, p 246 et suiv.
816 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 117}
liberté de style ou d'orthographe. Ainsi la particule fut, simple marque de régime, qu'il est permis de mettre ou d'omettre en hébreu, fournissait des inductions puériles1.
Gela touchait à la folie; on était à deux pas de la cabbale et du notarikon, niaises combinaisons où le texte ne représente plus une langue humaine, mais est pris pour un grimoire divin. Dans le détail, les consultations d'Aquiba se recommandaient par la modération; les sentences qu'on lui attribue sont même empreintes d'un certain esprit libéral2. Mais un fanatisme violent gâtait toutes ses qualités. Les plus grandes contradictions se produisaient dans ces natures à la fois subtiles et incultes, d'où l'étude superstitieuse d'un texte unique avait banni le droit sens du langage et de la raison. Sans cesse voyageant de synagogue en synagogue, dans tous les pays de la Méditerranée et même peut-être chez les Parthes3, Aquiba entretenait chez ses coreligionnaires le feu étrange dont lui-même était rempli et qui bientôt devait être si funeste à son pays.
h. Beresch'h rabba, i. Cf. Deronbourg, Palestine, p. 396- 397, note.