‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 381 sur 393 · Cf. Neubauer; Géogr. du Talmud · texte numérisé non relu

Cf. Neubauer; Géogr. du Talmud

4. Lh tradition" juive exposa ainsi les pérégrinations du sanhédrin : de Jérusalem à Iabné, de Iabné à 0 ischa, d'Ouscha à Schefaram (aujourd'hui Schefa Amr), de Schefaram à Beth-Sche;irim, de Beth-Scheàrim à Séphoris, de Séphoris à Tibériade. Talm de Bab., Rosch hasschana, 31 a et b.

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tieuses qui agitaient la nation. Un grand nombre de juifs se convertissaient et continuaient d'observer strictement les prescriptions de la Loi. Aussi les chefs de ladite église étaient-ils pris parmi les chrétiens circoncis, et toute l'Eglise, pour ne pas blesser les rigoristes, s'astreignait à suivre les règles mosaïques. La liste de ces évêques de la circoncision est pleine d'incertitudes. Le plus connu paraît avoir été un nommé Justus1. La controverse entre les convertis et ceux qui persistaient dans le mosaïsme pur était vive, mais n'avait pas l'acrimonie qu'elle eut après Bar-Goziba. Un certain Juda ben Nakousa surtout paraît y avoir joué un rôle brillant*. Les chrétiens s'efforçaient de prouver que la Bible n'excluait pas la divinité de Jésus-Christ. Ils incidentaient sur le mot élohim, sur le pluriel employé par Dieu dans quelques circonstances (par exemple, dans Genèse, i, 26). sur la répétition des différents noms de Dieu, etc.*. Les Juifs n'avaient pas de peine à montrer que les tendances de la secte nouvelle étaient en contradic-

4. Eusèbe, //. E., III. 35; IV, 5, 6; V, 12; Chron., à l'an 10 de Traj.; Demonstr. evang., 111, 5 (p. 124 d); Épiph., haer. lxvi, 20; Sulpice Sévère, II, 31. Cf. Tillemont, Mém , II, p. 489 et Miiv. ; Acta SS. maii, t. III, init.

î. Midrasch sur Koh., i, 8.

3. Bereschilh rabba, vm; Dcbarim rabba, h; Faim, de Jér.„ Bekoth, \%d; Tanhouma, 47 a.

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tion avec les dogmes fondamentaux de la religion d'Israël.

Eu Galilée, les rapports des deux sectes semblent avoir été bienveillants. Un judéo-chrétien de Galilée, Jacob de Gaphar-Schekania1, paraît, vers ce temps, tout à fait mêlé au monde juif de Séphoris et des petites villes voisines. Non- seulement il s'entretient avec les docteurs et leur cite de prétendues paroles de Jésus; mais encore il pratique, comme Jacques, frère du Seigneur, la médecine spirituelle et prétend guérir une morsure de serpent par le nom de Jésus'. Rabbi Éliézer fut, dit-on, poursuivi comme inclinant au christianisme*. Rabbi Josué ben Hanania meurt préoccupé des idées nouvelles. Les chrétiens lui répètent sur tous les tons que Dieu s'est détourné de la nation juive : « Non, répond-il, sa main est encore étendue sur nous*. » 11 y eut des conversions dans sa propre famille. Son neveu Hanania, étant venu à Caphar-Nahum, « fut ensorcelé par les mînim1 », à ce point qu'on

h . D'autres disent de Caphar-Sama ou Caphar-Samia.

2. Midrasch sur Kohéleth, i, 8; Talm. de Bab., Aboda zara, A6 b, 27 6; Talm. de Jér., Schabbath, xiv„ 4; Aboda zara, h, 2 (40 dy V. ci-dessus, p. 64-65.

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