I Cor., xv
3. ÉpfaÇojfcevM ty,v àvc(xtav. Matth., vu, 21-23 (comp. Ps. xiv, 4, irad. grecque). Ce passage est habilement retourné par Luc contre les juifs. Luc, xm, 24 et suiv. L'expression de 4vo(j.ot, utà àvcataç, etc., était le nom que les ébionites donnaient aux disciples de Paul. C'est peut-être exprès que Luc (xm, 37) change cette expression en ïf^âxai àS'ixîaî
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n'a semé dans son champ que de la bonne semence ; mais, pendant qu'il dort, « l'homme ennemi » vient, sème l'ivraie dans le champ et s'en va. « Maître, disent les serviteurs, tu n'as semé que du bon grain-, d'où vient donc cette ivraie? — C'est l'homme ennemi qui a fait cela, répond le maître. — Vetix-fcu que nous allions cueillir ces mauvaises herbes ? — Non ; car en même temps vous arracheriez le froment. Laissez le tout croître jusqu'à la moisson ; alors je dirai aux moissonneurs : «Cueillez d'abord l'ivraie » et liez-la en gerbe pour la brûler ; quant au froment, » rassemblez-le dans mon grenier1. » Il faut se rappeler que l'expression « l'homme ennemi8 » était le nom habituel par lequel les ébionites désignaient Paul \
L'Évangile hébreu fut-il considéré par les chrétiens de Syrie qui s'en servaient comme l'ouvrage de l'apôtre Matthieu? Aucune raison sérieuse ne porte à le croire4 . Le témoignage des Pères de l'Église ne prouve
1. Matth., xm, 24 et suiv., 36 et suiv. Le semeur d\ vraie manque dans Marc, iv, 26-29. Le rédacteur de Matthieu l'a sans doute pris dans l'Évangile hébreu. Luc omet le tout.