‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 87 sur 393 · E^ôpèç duôpwitoç · texte numérisé non relu

E^ôpèç duôpwitoç

3. Voir Saint Paul, p. 305. Le verset Matth., xiu, 39 n'est pas une raison de repousser toute allusion à Paul. Ô àiâSoXo; peut être une atténuation du dernier rédacteur. Toù; woioûvraî vh âvofiîav du verset 41 est bien significatif. Voir ci-dessus, p. 408, note 2.

4. Il faudrait pour le prétendre supposer que les circonstances

111 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 751

rien dans la question présente. Vu l'extrême inexactitude des écrivains ecclésiastiques quand il s'agit d'hébreu, cette proposition vraie : « L'Evangile hébreu des chrétiens de Syrie ressemble à l'Évangile grec connu sous le nom de saint Matthieu, » devait se transformer en celle-ci, qui est loin d'en être synonyme : « Les chrétiens de Syrie possèdent l'Évangile de saint Matthieu en hébreu ; » ou bien : « Saint Matthieu écrivit en hébreu son Évangile1. » Nous croyons que le nom de saint Matthieu ne fut appliqué à une des rédactions évangéliques que quand la rédaction grecque qui porte maintenant son nom fut composée, ainsi qu'il sera dit plus tard 2. Si

décisives qui nous empêchent d'admettre que l'apôtre Matthieu ait écrit l'Évangile grec qui porte son nom, tel que nous le lisons aujourd'hui (voir Vie de Jésus, p. 4 66-167, note), et en particulier la façon dont la conversion de l'apôtre Matthieu y est racontée (Matth.,ix,9), n'existaient pasdans l'Évangile hébreu. Or Épiph., ha2r. xxx, 13, invite à croire le contraire. Voir ci-après, p. 216.

1. C'est déjà la formule de Papias. Ce que Papias avait entre 'es mains était le xaTà Marôaîov grec, qu'il regarde comme une traduction de l'hébreu. Il était donc inévitable qu'il crût que l'original hébreu portait aussi le nom de Matthieu. — Épiphane, hœr. xxx, 13, est équivoque, et d'ailleurs il s'agit là de la forme la plus moderne de l'Évangile ébionite. L'Évangile nazaréen ne portait aucune désignation claire, puisque saint Jérôme appelle cet Évangile secundum apostolos, sive, ut plerique autumant, juxla Mallhœum. Adv. Pelag., III, 2. Cf. Prœf. in evang. ad Damasum.

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