‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 90 sur 393 · Âxpî&e; confondu avec fycpîîeç. Épiph., haer. xxx · texte numérisé non relu

Âxpî&e; confondu avec fycpîîeç. Épiph., haer. xxx

2. Épiph., ibid. ; Hilpenfeld, Nov. Test, extra Can. rec, IV, p. 32 et suiv. Saint Jérôme, In Malth., xn, 13, exagère l'identité de l'Évangile des nazaréens et de celui des ébionites.

3. Origène, In Malth., tom. x, 17, Opp., III, 462; De princ, 1, prœf., 8, trad. de Rufin, Opp., I, 49 (cf. Ignace, Ad Smyrn.jS; saint Jérôme, Deviris ill., 16; In 7s., 1. XVIII, prol.J; Eusèbe, H. E., LU, 3, 2o, 27; VI, 12; Théodoret, Hœret. fab., II, 2; saint Jérôme, De viris ill., 1 ; Décret deGélase, ch. 6; Hilgenfeld, op. cit., IV, p. 39-42.

4. Clément d'Alex., Strom., III, 9, 13 (cf. Clém. Rom., Êp. II, 12); Orig., In Luc, i ; Philosophum., V, 7; Épiphane, haer. lxii, 2; saint Jérôme, In Matlh., prol., ?'>u7.;Théophylacte,7n Luc, pronem. ; Hilgenfeld, IV, p. 43-4

CIIAPITHE VII.

l'évangile grec. îiAr.c.

Le christianisme des pays grecs' avait encore plus besoin que celui des pays syriens d'une rédaction écrite de la vie et de l'enseignement de Jésus. Il semble, au premier coup d'œil, qu'il eût été bien simple de traduire, pour satisfaire à ce besoin, l'Evangile hébreu qui, peu après la ruine de Jérusalem, avait pris une forme arrêtée. Mais la traduction pure et simple n'était pas précisément le fait de ces temps; aucun texte n'avait assez d'autorité pour se faire préférer aux autres ; il est douteux d'ailleurs que les petits livrets hébreux des nazaréens eussent passé la mer et fussent sortis de Syrie. Les hommes apostoliques qui étaient en rapport avec les églises d'Occident se fiaient à leur

1. Nous ne parlons pas des pays latins. Le christianisme, à l'heure où nous sommes, n'a touché que Rome en fait de terre latine, et les chrétien* de Rome parlaient prec.

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mémoire, et sans doute n'apportaient pas avec eux ces ouvrages qui eussent été inintelligibles pour leurs fidèles. Quand la nécessité d'un Evangile en grec se fit sentir, on le composa de toutes pièces. Mais, ainsi que nous l'avons déjà dit, le plan, le cadre, le livre presque entier étaient tracés d'avance. Il n'y avait, au fond qu'une seule manière de raconter la vie de Jésus, et deux disciples l'écrivant séparément, l'un à Rome, l'autre à Kokaba, l'un en grec, l'autre en syro-chaldaïque, devaient produire deux ouvrages ayant entre eux beaucoup d'analogies.

Les lignes générales, l'ordre du récit n'étaient plus à fixer. Ce qui était k créer, c'était le style grec, le choix des mots essentiels. L'homme qui fit cette œuvre importante, ce fut Jean-Marc, le disciple, l'interprète de Pierre *. Marc, ce semble, avait vu, étant enfant, quelque chose des faits évangéliques ; on peut croire qu'il avait été à Gethséinani*. Il connaissait personnellement ceux qui avaient joué un rôle dans le

LVoir Vie de Jésus, 13e édit. et suiv., p. 406; les Apôtres, p. 248-249, 278-280; Saint Paul, p. 20, 32; l'Antéchrist, p. 27, 73-74,98-99, 111-112, 121-422; tradition de Presbyteros Joannes, rapportée par Papias, dans Eus., H. E., III, xxxix, 15; Conslit. apost., II, 57. Marc n'eut pas assez d'importance pour qu'on ait cru relever un écrit en le lui altribuant.

2. C'est probablement le veaviaxo; de Marc, xiv, 51-52. Voir Vie de Jésus, p. 406.

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drame des derniers jours de Jésus1. Ayant aconipagné Pierre à Rome *, il y resta probablement après la mort de I apôtre, et traversa dans cette ville les crises terribles qui suivirent. Ce fut là que, selon toutes les apparences, il rédigea le petit écrit de quarante ou cinquante pages qui a été le nremier noyau des Évangiles grecs.

L'écrit, bien que composé après la mort de Pierre, était en un sens l'œuvre de Pierre 3; c'était la façon dont Pierre avait coutume de raconter la vie de Jésus. Pierre savait à peine le grec ; Marc lui Gervait de drogman; des centaines de fois il avait été le canal par lequel avait passé cette histoire merveilleuse. Pierre ne suivait pas dans ses prédications un ordre bien rigoureux ; il citait les faits, les paraboles, selon que les besoins de l'enseignement l'exigeaient*.

1. Notez surtout ce qu'il dit de Simon de Cyrène, a père d'Alexandre et de Rufus » (xv, 21), sa connaissance particulière des saintes femmes, de Joseph d'Arimathie.

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