‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 91 sur 393 · I Pétri, v · texte numérisé non relu

I Pétri, v

3. Papias, dans Eus., III, xxxix, 45; Irénée, III, i, 4 ; Clément d'Alex., dans Eus., H. E., VI, 14; Eusèbe, //. E., II, 15; saint Jérôme, De viris ill., 8 ; Ad Uedibiam, qusest. il ; Gloses finales des manuscrits (Scholtz et iMatihaei, Evang. sec. Marcum, p. 8). Le passage de Justin, Dial., 106, donne lieu à beaucoup de doutes.

4. Tradition de Presbyteros Joannes, rapportée par Papias, dans Eus., //. E., III, xxxix, 15.

118 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 76]

Cette liberté de composition se retrouve dans le livre de Marc. La distribution logique des matières y fait défaut ; à quelques égards, l'ouvrage est très-incomplet, puisque des parties entières de la vie de Jésus y manquent ; on s'en plaignait déjà au 11e siècle *. Au contraire, la netteté, la précision de détail, l'originalité, le pittoresque, la vie de ce premier récit ne furent pas dans la suite égalés. Une sorte de réalisme y rend le trait pesant et dur * ; l'idéalité du caractère de Jésus en souffre ; il y a des incohérences, des bizarreries inexplicables. Le premier et le troisième Evangile surpassent beaucoup celui de Marc pour la beauté des discours, l'heureux agencement des anecdotes ; une foule de détails blessants y ont disparu ; mais, comme document historique, l'Évangile de Marc aune grande supériorité3. La forte impression laissée par Jésus s'y retrouve tout entière. On l'y voit réellement vivant, agissant.

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