‹ Les évangilesChapitre 159 sur 268 · Cependant, Marthe s’occupoit avec empressement de toute · texte numérisé non relu

Cependant, Marthe s’occupoit avec empressement de toute

* 1.» demande de ce Docteur eut très loin d’être blâmable en soi, car il n’en est point certainement de plus importante: il n’en tirera cependant aucun fruit, parce qu'il ne la fait point axec le désir de la vérité, niais pour contester et reprendre.

sorte de soins; et, s’arrêtant devant Jésus, elle lui dit : Seigneur, ne voyez-vous point que ma soeur me laisse tout faire seule? Dites-lui donc qu’elle m’aide.

41 . Le Seigneur répondant , lui dit : Marthe , Marthe , vous vous inquiétez et vous troublez de beaucoup de choses.

42. Or, une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera point ôtée.

Venez, peuples, venez vous tous qui cherchez la règle avec un cœur droit, venez entendre un des plus grands, des plus divins enseignements du Christ. Rappelez-vous d’abord ce qu’étoient les Samaritains pour les Juifs : un objet de haine et d’horreur, à cause des dissidences religieuses qui les séparoient. Frappés d’anathème par la synagogue, elle les avoit en telle abomination, que leur nom même étoit, chez la nation entière, une sanglante injure, et comme le nom propre du pécheur et du réprouvé. Or, un docteur demande à Jésus ce qu’il doit faire pour posséder la vie éternelle ; il l’interroge sur les conditions du salut. Jésus l’interroge à son tour : « Qu’est-ce qu’il est écrit dans la Loi? Qu’y lisezn vous? — Vous aimerez Dieu plus que toutes choses, et 3 votre prochain comme vous-mème. — Faites cela, reprend 3 Jésus, et vous vivrez. » Il n’ajoute rien à ce précepte; en lui est la complète efficace de vie ; il est cette seule chose nécessaire dont Jésus parloit à Marthe. Mais qu’est-ce que le prochain, et quel est celui qui, l’aimant en réalité comme soi-même, accomplit le précepte auquel le salut est attaché? Ce n’est pas le prêtre qui passe, le lévite qui passe sans être ému devant le voyageur blessé ; à ceux-ci la perte , à ceuxci la malédictioq, : c’est le Samaritain, le schismatique, l’excommunié, qui, touché de compassion, s’arrête et prend en ses bras le blessé, verse dans ses plaies de l’huile et du vin, le met sur son cheval , le conduit en une hôtellerie , le recommande à l’hôte comme un frère, et ne s’en va qu’après

avoir abondamment pourvu à ses nécessités. Ce Samaritain, et, encore une fois, ce schismatique, cet excommunié, cet homme rejeté par la synagogue, en horreur aux Juifs, est celui que Dieu regarde avec complaisance, celui qui a rempli le précepte, celui qui possédera la vie. Et maintenant séparez-vous, condamnez-vous les uns les autres à raison de vos croyances diverses, prononcez des jugements téméraires et superbes qui ne seront point ratifiés au dernier jour, fermez le ciel à ceux à qui Jésus déclare que Dieu l’ouvre, démentez sa parole, prêchez l’Evangile de Satan : faites tout cela, puisqu’il faut que le Christ soit renié, mais ne vous dites pas de ses disciples, ne vous dites pas chrétiens.

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