Sauve-toi toi-même, et descends de la croix
31. Les princes des prêtres avec les scribes, se moquant aussi de lui entre eux, disaient : T1 en a sauvé d’autres, et il ne peut se sauver lui-même.
32. Que le Christ, le Roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions. Et ceux qui avaient été crucifiés avec lui l’outrageaient aussi de paroles.
33. A la sixième heure du jour, les ténèbres couvrirent toute la terre jusqu’à la neuvième.
834. Et à la neuvième heure, Jésus jeta un grand cri, en disant :
(c) Imité du psaume Lxix, 22, d’après la traduction des Septante. — (Cf. Jean, xix, 29, 30.) Suivant celui-ci, au contraire, Jésus prit le breuvage et dit : C’est fini. Pour comprendre ce mot, le dernier de Jésus, selon Jean, il faut savoir, circonstance bien grave, que ce vin myrrhe était une boisson stupéfiante et chloroformisante que l’on donnait aux condamnés pour émousser en eux le sentiment de la douleur : en sorte que celui qui avait bu pouvait se regarder comme déjà mort, fini! Mais Marc, qui veut que Jésus soit mort, et mort volontairement, lui fait refuser ce vin, refus auquel Jean supplée par le fameux coup de lance.
(d) Imité du psaume xx, 19.
Éloi, Éloi, lamma sabachthani? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné (e)?
35. Quelques-uns de ceux qui étaient présents, l'ayant entendu, s’entre-disaient : Le voilà qui appelle Élie.
36. Et l’un d'eux courut emplir une éponge de vinaigre, et l'ayant mise au bout d’un roseau, il la lui présenta pour boire, en disant : Laissez, voyons si Élie viendra le détacher de La croix,