‹ Les évangilesChapitre 124 sur 228 · Si donc vous voulez m’adorer, toutes ces choses seront à · texte numérisé non relu

Si donc vous voulez m’adorer, toutes ces choses seront à

vous.

8. Jésus lui répondit : Il est écrit : Vous adorerez le Seigneur votre Dieu, et vous ne servirez que lui seul.

9. Le diable le transporta encore à Jérusalem; et, l'ayant mis sur le haut du temple, il lui dit : Si vous êtes le Fils de Dieu, jetez-vous d'ici en bas; ?

10. Car il est écrit qu’il a ordonné à ses anges d’avoir soin de vous et de vous garder,

11. Et qu’ils vous soutiendront de leurs mains, de peur que vous ne vous heurtiez le pied contre quelque pierre.

12. Jésus lui répondit : IL est écrit : Vous ne tenterez point le Seigneur votre Dieu.

13. Le diable, ayant achevé toutes ses tentations, se retira de

Jui pour un temps (e).

mitif, suivant les probabilités, est celui de Marc; le deuxième en date, celui de Matthieu; le troisième, celui de Luc,

(d) Cette tentation est placée la troisième dans Matthieu. (Voir, pour l'explication de cette histoire, Strauss.)

(e) Vers. 1-13. — Il est évident que l’histoire de cette tentation doit être retranchée de la vie de Jésus. — Pourquoi donc et dans quel but a-t-elle été supposée? D’abord on a voulu assimiler Jésus à Moïse et antres (cf. Matthieu, iv); puis on a voulu lui faire professer sa doctrine sur le Messie (versets 4, 6 et 12), où il dit : 1° que le Verbe.est parole de Dieu; 2° que son royaume n’est pas de ce monde; 3° que les miracles ne prouvent rien.

Ainsi interprétée, cette tentation pose très-bien Jésus anti- Messie, réformateur, et point thaumaturge.

Cette narration serait digne de Jésus même à tous les

14, Alors Jésus s’en retourna en Galilée, par la vertu de l’Esprit (f) de Dieu; et sa réputation se répandit dans tout le pays d’alentour.

15. Il enseignait dans leurs synagogues, et était estimé et honoré de tout le monde.

16. Étant venu à Nazareth, où il avait été élevé (g), il entra, selon sa coutume, le jour du sabbat, dans la synagogue, et il se leva pour lire.

17. On lui présenta le livre du prophète Isaïe ; et, l’ayant ouvert, il trouva l'endroit où ces paroles étaient écrites :

18. L'Esprit du Seigneur s’est reposé sur moi; c’est pourquoi il m'a consacré par son onction (h) ; il m’a envoyé pour prêcher l’évangile aux pauvres, pour guérir Ceux qui ont le cœur brisé;

19. Pour annoncer aux eaptifs leur délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue; pour renvoyer libres ceux qui sont brisés sous leurs fers; pour publier l’année favorable du Seigneur (i), et le jour où il se vengera (j) de ses ennemis.

20. Ayant fermé le livre, il le rendit au ministre, et s’assit. Tout le monde, dans la synagogue, avait les yeux arrêtés sur Jui

points de vue, et rien n’empêche qu’il en ait fait une de ses paraboles.— Cependant les cantiques de Marie, Zacharie et Siméon prouvent qu’il existait des hommes capables des plus hautes conceptions et de la plus sublime poésie religieuse.

(f) Virtute spiritäs. Ces mots, que Strauss n’a pas relevés, montrent assez clairement que la tentation est arrivée aussi par la vertu de l'esprit, c’est-à-dire qu'elle est une invention. Il était connu que Jésus, après son baptême, était retourné en Galilée, Où donc placer son voyagé au désert ? Quand et comment l’avait-il fait? Par la veriu de l'esprit,

dit Luc.

(g) Nutritus, en pension; nous retombons dans le trivial; grec rebpaupevos, ÉIOVÉ.

(h) Unæit me: allusion à l'Oint ou Messie. Cette scène est arrangée:

(i) Annum Domini. Le temps du Messie.

(j) Diem retributionis.

921. Et il commença à leur dire : C’est aujourd’hui que cette écriture que vous venez d'entendre est accomplie (k).

29. Et tous lui rendaient témoignage; et, dans l’étonnement (1) où ils étaient des paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche, ils disaient : N'est-ce pas là le fils de Joseph ?

93. Alors il leur dit : Sans doute que vous m'appliquerez ce proverbe : Médecin, guérissez-vous vous-même; ef que vous me direz : Faites ici en votre pays d'aussi grandes choses que nous avons entendu dire que vous en avez fait à Capharnaüm ?

24, Mais je vous dis, en vérité, ajouta-t-il, qu'aucun prophète n’est bien reçu en son pays (m).

25. Je vous dis, en vérité, qu’il y avait beaucoup de veuves en Israël au temps d'Élie, lorsque le ciel fut fermé, durant trois ans et six mois, et qu’il y eut une grande famine dans toute la terre ;

26. Et néanmoins Élie ne fut envoyé chez aucune d’elles, mais chez une femme veuve de Sarepta, dans le pays des Sidoniens.

27. Il y avait de même beaucoup de lépreux dans Israël, au temps du prophète Élisée ; et néanmoins aucun d'eux ne fut guéri, mais seulement Naaman, qui était de Syrie.

28. Tous ceux de la synagogue, l’entendant parler de la sorte, furent remplis de colère (n) ;

(k) Langage prêté à Jésus par Luc. Ce n’est pas ainsi que Marc et Matthieu le racontent.

() Mirabantur. Jusqu'ici il n’y a pas de quoi, — Mais il faut lire ce qui est dans Matthieu et Marc avant cette scène.

(m) CE. Matthieu, xux, 54,58,et Marc, vi, 1. Le même mot ést dit dans une circonstance tout autre et avec un sens différent. — Tout ce passage de Luc semble avoir été imaginé

pour servir de commentaire au mot ironique qu’il ne comptenait plus.

(n) Il y avait de quoi, en effet. Les paroles que Luc prête ici à Jésus sont de la dernière insolence et d’une verve incroyable. — Remarquons cependant que Matthieu et Marc ne disent mot de cette aventure. Ne serait-ce point que la chose ‘a été arrangée pour motiver l’appel aux Gentils ? On reconnaît, en effet, dans ce discours de Jésus le style caustique de Paul. — Il est à remarquer ici que Luc, de même que Marc, ne dit rien de la doctrine morale de Jésus; tout au

29. Et, se levant, ils le chassèrent hors de leur ville, et le menèrent jusque sur la pointe de la montagne, sur laquelle elle était bâtie, pour le précipiter.

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