‹ Les évangilesChapitre 159 sur 228 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Auforité de Jésus-Christ. Vignerons homicides. Pierre angulaire. Dieu et César. Résurrection. Le Messie, Fils et Seigneur de David. Docteurs hypocrites, :

4, Un de ces jours-là, comme il était dans le temple, instruisant le peuple et lui annonçant l’évangile, les princes des prêtres et les docteurs de la loi, étant survenus avec les sénateurs,

2. Lui parlèrent en ces termes : Dites-nous par quelle autorité EE ce ces choses, ou qui est celui qui vous a donné ce pou- Voir

3. Jésus leur fit réponse, et leur dit : J’ai aussi une question à vous faire; répondez-moi :

4, Le haptème de Jean était-il du ciel, ou des hommes (a) ?

(f) Acte de zèle prophétique.

(a) On éprouve ici un certain embarras, résultant de ce que la pensée de Jésus n’est pas clairement pénétrée, et que l’on ne se rend pas exactement compte de ses avantages. — I! voulait dire : Sile baptème de Jean est de Dieu, le mier aussi; car je continue son œuvre; — s’il est des hommes pourquoi ne l’a-t-on pas empêché? — Conclusion : Fai le

5. Mais ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes : Si nous répondons qu'il élail du ciel, il nous dira : Pourquoi donc n’y avez-vous pas cru ? :

6. Et si nous répondons qu'il élait des hommes, tout le peuple nous lapidera; car il est persuadé que Jean était un prophète.

‘7. 1ls lui répondirent donc qu’ils ne savaient d’où il élait.

8. Et Jésus leur répliqua : Je ne vous dirai pas non plus par quelle autorité je fais ces choses. j

9. Alors il commenca à dire au peuple cette parabole : Un homme planta une vigne, la loua à des vignerons; et, s’en étant allé en voyage, il fut longtemps hors de son pays,

10. La saison étant venue, il envoya un de ses serviteurs vers ces vignerons, afin qu’ils lui donnassent du fruit de sa vigne; mais eux, l’ayant battu, le renvoyèrent sans lui rien donner,

11. Il leur envoya ensuite un second serviteur ; mais ils le battirent encore; et, l’ayant traité outrageusement, ils le renvoyèrent sans lui rien donner.

42. Il en envoya encore un troisième, qu’ils blessèrent et chassèrent comme les autres.

13. Enfin le maître de cette vigne dit en lui-même : Que ferai-je? Je leur enverrai mon fils bien-aimé ; peut-être que, le voyant, ils auront quelque respect pour lui.

14. Mais ces vignerons, l'ayant vu, pensèrent en eux-mêmes, et se dirent l’un à l’autre : Voici l'héritier; tuons-le, afin que lhéritage soil à nous.

15. Et, l'ayant chassé hors de la vigne, ils le tuèrent. Comment donc les traitera le maître de celte vigne?

16. Il viendra, et perdra ces vignerons, et il donnera sa vigne à d’autres. Ge que Les princes des prélres ayant entendu, ils lui dirent : À Dieu ne plaise (b).

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droit de prêcher ; jugez-moi par ma doctrine. Ce que je fais, je le fais du droit qu’a tout honnête homme d'affirmer la vérité, du droit qu'a tout croyant de prêcher l’adoration en esprit et en vérité.

(b) Absit. Ce mot des adversaires de Jésus prouve qu'ils ont compris qu’ils se voient désignés; ils protestent contre l'application qui leur est faite de la parabole. « Ni nous ne sommes des serviteurs infidèles, disent-ils, ni toi tu n’es le fils de Dieu. » — C’est alors que Jésus leur réplique par le fameux vérset de la pierré angulaire, qui est lui-même. Il

17. Mais Jésus, les regardant, leur dit : Que veut donc dire cette parole de l'Écriture : La pierre qui a été rejetée par ceux qui bàâtissaient est devenue la principale pierre de l'angle;

18. Quiconque se laissera tomber sur cette pierre s’y brisera, et elle écrasera celui sur qui elle tombera?

19. Les princes des prêtres et les scribes eurent envie de se saisir de lui à l'heure même, parce qu’ils avaient bien reconnu qu’il avait dit cette parabole contre eux; mais ils appréhéndèrent le peuple.

20. Comme ils ne cherchaient que les occasions de le perdre, ils lui envoyèrent des personnes apostées, qui contrefaisaient les gens de bien, pour le surprendre dans ses paroles, afin de le livrer au magistrat et au pouvoir du gouverneur. .

21. Ces gens-là vinrent donc lui proposer cette question : Maitre, nous savons que vous ne dites et n’enseignez rien que de juste, et que vous n’avez pas d'égard aux personnes; mais que vous-enseignez la voie de Dieu dans la vérité : ÿ

22. Nous est-il libre de payer le tribut à César, ou de ne pas le payer?

23. Jésus, qui voyait leur malice, leur dit : Pourquoi me tentezvous?

24. Montrez-moi un denier. De qui est l’image et l'inscription qu’il porte ? Ils lui répondirent : De César.

25. Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu (c).

26. Ils ne trouvèrent rien dans ses paroles qu’ils pussent reprendre devant le peuple; et, ayant admiré sa réponse, ils se turent. |

27. Quelques-uns des sadducéens, qui sont ceux qui nient la ré-

l’affirme, c’est-à-dire il affirme sa doctrine comme le vrai sens des prophètes, la loi de salut, la parole de Dieu. |

(c) Voir la note b sur le passage correspondant de Matthieu (xx, 21). — Paul, à son tour, a développé cette idée en se séparant des tendances insurrectionnelles des Juifs. — Mais il est clair qu'ici encore il a dépassé la pensée du maître. Jésus avait le droit de’ parler comme il faisait aux autorités, puisqu’en dernière analyse, il ne faisait que penser de César ce qu'elles en pensaient elles-mêmes; tandis que Paul fait

de cette soumission, de cette abdication de la nationalité, une loi.

surreclion (d), vinrent ensuite le trouver, et lui proposèrent celle question :

28. Maître, lui dirent-ils, Moïse nous a laissé cetle ordonnance par écrit : Si le frère de quelqu'un, étant marié, meurt sans laisser d'enfants, son frère sera obligé d’épouser sa veuve, pour susciter des enfants à son frère mort.

29. Or il y avait sept frères, dont le premier, ayant épousé une femme, est mort sans enfants. s "à . 30. Le second l’a épousée après lui, et est mort sans laisser de ils.

31. Le troisième l'a épousée de même, et de même tous les sept, lesquels sont morts sans laisser d'enfants.

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