Jésus lui répondit : Votre frère ressuscitera (j
24. Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera dans la résurrection qui se fera au dernier jour.
25. Jésus lui repartit : Je suis la résurrection et la vie; celui qu croit en moi, quand il serait mort, vivra.
il y a là-dessous une question plus grande encore (cf. plus bas, 23). Notez qu'Apollonius de Tyane, de son côté, en faisait autant,
(j) Resurget. Voilà le mot de l’apologue : la résurrection, c'est-à-dire l’immortalité de l'âme. Quand on songe que cette idée, toute métaphysique, ne pouvait, surtout à cause de la langue, entrer dans l'esprit du peuple; que pour en rendre raison, il fallait de toute nécessité en appeler à des preuves sensibles, à des faits, à l'expérience, on se rend compte alors de ces histoires de résurrections par lesquelles on montrait au peuple, pour ainsi dire, l’âme rentrant dans le corps, la vie humaine se montant et se démontant comme une machine; et indépendamment du penchant à l’imitation de l'Ancien Testament, qui éclate partout, on a ici une raison de plus de
dire que ces mythes ou apologues ont été imaginés, non-
seulement par la croyance populaire, mais provoqués. par le besoin de la question résurrectionniste elle-même; question qui, selon Jean et Paul, est tout l'essentiel de la foi chrétienne.
26. Et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Croyezvous cela (k) ? |
27. Elle lui répondit: Oui, Seigneur, je crois que vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant, qui êtes venu dans ce monde.
28. Lorsqu'elle eut ainsi parlé, elle s’en alla, et appela tout bas Marie, sa sœur, en lui disant : Le Maître est venu, et il vous demande.
29. Ce qu’elle n'eut pas plutôt entendu, qu'elle se leva, et alla le trouver.
30. Car Jésus n’était pas encore entré dans le bourg; mais il était au même lieu où Marthe l'avait rencontré.
31. Cependant les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison, et qui la consolaient, ayant vu qu’elle s’était levée si promptement, et qu’elle était sortie, la suivirent, en disant : Elle va au sépulcre, pour y pleurer.
32. Lorsque Marie fut venue au lieu où était Jésus, l'ayant vu, elle se jeta à ses pieds, et lui dit : Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort.
33. Jésus, voyant qu’elle pleurait, et que les Juifs, qui étaient venus avec elle, pleuraient aussi, frémit (/) en son “esprit, et se troubla lui-même (m), |
34. Etil leur dit : Où l’avez-vous mis? Ils lui répondirent : Seigneur, venez, el voyez.