Alors il commença à faire des reproches aux villes dans
(g) La prédication de Jean-Baptiste avait inspiré un zèle puissant pour le règne du Messie; toutes les imaginations étaient tendues de ce côté. — Concluons donc que le narrateur a voulu se faire une autorité du Baptiseur.
(h) Annonce à mots couverts de la fin du mosaisme.
(:) Vers. 13-15. — Jésus indique ici que, le Messie venu, c’est fini de l’ancienne loi. — Mais je regarde ce texte comme une interpolation. Jésus ne fut point un abrogateur du mosaisme ; en cela il différait des messianistes, qui disaient que le Messie venu changéraïit tout.
(7) Vers. 7-15.— Phrases incohérentes. Jésus exalte d'abord Jean, le présente comme prophète, dit que c’est Élie, le plus: grand des hommes, le précurseur du Christ. Il s’en fait ainsi un instrument ; il se le subordonne, malgré qu'il en ait. Aussi, après l’avoir tant exalté, il le ravale; il lui donne la dernière place dans le royaume des cieux. C’est juif.
lesquelles il avait fait beaucoup de miracles, de ce qu'elles n’avaient point fait pénitence (k et /). j
21. Malheur à toi, Corozaïn; malheur à toi, Bethsaïde, parce que si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles auraient fait pénitence dans le sac et dans Îa cendre (m),
: (4) On dirait l’apôtre Jean Journet qui, depuis dix ans, maudit le monde de ne pas croire à Fourier.
(?) Vers. 16-20. — Autre discours qui ne tient au précédent que par une certaine association d'idées. Le siècle est dur; comme qu’on s’y prenne avec lui, il n’écoute rien. Ni Jean, ni Jésus ; ni Cabet, ni Fourier ; ni rouge, ni blanc ! C’est toujours la même chose! Du reste, ge discours est re= latif à l'opposition entre la loi de Moïse et la nouvelle, opposition qui n’éclata qu'après la mort de Jésus. PR
(m) Reproche de n'avoir point cru aux miracles. On rencontre une contradiction perpétuelle, et aujourd’hui trèsdifficile à expliquer, dans la conduite de Jésus relativement à ses miracles. Tantôt il commande de les divulguer, tantôt il le défend. On dirait parfois un sage qui, après une guérison merveilleuse, mais très-probablement naturelle, opérée par ses soins, tantôt évite le bruit, de peur de faire crier au thaumaturge, tantôt cherche précisément à se faire passer pour tel. Quand il s’agit de faire un miracle, Jésus recule; c’est tout simple; quand le miracle est fait, mais encore frais, il défend d’en parler, il craint la vérification. c’est prudent ; mais quand les miracles sont anciens, il en réclame le bénéfice; cela semble louche.—Le prédicateur convertisseur s’irrite ; dans sa bonne foi religieuse, il maudit les incrédules et les endurcis ; mais cela ne lui Ôte pas tout à fait le jugement, et ne l'empêche pas de se comporter avec une singulière prudence. L'ironie ne lui manque pas surtout. Elle éclate à chaque instant. Capharnaüm, qui l’a vu naître, qui l’a vu travailler à son établi, refuse de croire ; il s’écrie (verset 25) : Je te rends grâce, Ô mon Père, d’avoir caché ces choses aux
92. C’est pourquoi je vous déclare qu’au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous.
93. Et toi, Capharnaüm, t’élèveras-tu foujours jusqu’au ciel ? Tu seras abaissée jusqu’au fond de l'enfer ; parce que si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait peut-être encore aujourd’hui.
24. C’est pourquoi je te déclare qu’au jour du jugement le pays de Sodome sera traité moins rigoureusement que toi.
95. Alors Jésus dit ces paroles : Je vous rends gloire, mon Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que vous avez caché ces choses aux sages ct aux prudents, et que vous les avez révélées aux simples et aux petits. -
96. Oui, mon Père, je vous en rends gloire, parce qu’il vous à plu que cela fût ainsi. é
97. Mon Père m’a mis toutes choses entre les mains, et nul ne connaît le Fils que le Père; comme nul ne connaît le Père que le Fils, et celui à qui le Fils aura voulu le révéler.
28. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et qui êtes chargés, et je vous soulagerai.
29. Prenez mon joug (x) sur vous, et apprenez de moi que je. suis doux et humble de cœur; ét vous trouverez le repos de vos âmes;