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INTRODUCTION

DE Guiexes, Mémoires de l'Académie des Inscriptions, tome XLV, page 343 : que les Chinois attendaient aussi un médiateur.

D'Hergeuor, Bibliothèque orientale, article Zardascht, citation d’Aboul-Faradj.

BouLainvicciers, Vie de Mahomet : que les Arabes at- ‘tendaient un libérateur.

Ramsay, Discours sur la Mythologie, sur les Chinois et Lihyki.

Coxruaus, Morale : qu'un saint doit étre envoyé du ciel.

ABez RÉmusar, trad. de l’Invariable milieu, etc., cité par Nicocas, tome IT.

DE Humsozpr, traditions mexicaines, Vue des Cordillères, tome 1, pages 235 à 251.

Riamsourc, Traditions scandinaves.

Mazcer, Voyage en As

Voiney, Ruines.

VozraiRe, Addition à l’histoire générale, page 45.

BouLancer, Antiquité dévoilée, t. IL, livre 1v, chap. 3 ; Despotisme oriental, sect. X, page 116.

Trre-Live, Liv. I, n. 4 et 55, sur le Capitole.

Pouyse, Histoire, prologue, où il montre que les événements poussent le monde à l'unité.

SUÉTONE, Vie d’'Auguste, c. 94.

Plus on multiplie les citations, plus on affaiblit la preuve. Il en est de cette croyance comme de celle du Diable, dont elle est la corrélative et l’antithèse : elle a sa source dans la constitution de l'esprit humain et les efforts faits par lui pour

expliquer le problème de l'existence. Comme l’idée de Dieu a été réalisée dans les cultes antérieurs, de même celle d’un libérateur a été réalisée dans le christianisme.

Evangelium, en grec soxyysheov, bonne nouvelle. Ce mot était appliqué par les Juifs à l'annonce du Messie. Ainsi Jean-Baptiste est dit avoir évangélisé (Luc, ni, 18), et tous ceux qui prédisaient l’arrivée prochaine du Messie étaient des évangélisateurs. Jésus fit comme les autres, mais avec cette différence caractéristique, qui fut la base du christianisme, à savoir que lui ne croyait point à la réalité du personnage messiaque; qu’il n’y voyait qu’un mythe, une allégorie de la réforme sociale. (Cf. Luc, n, 52.) — Paul et les autres disent aussi, en parlant de leurs discours et écrits, mon évangile.

Sur l’authenticité des Évangiles, les témoignages positifs les plus anciens sont ceux d’Irénée, Clément d'Alexandrie et Tertullien, qui tous trois vivaient sur la fin du deuxième siècle, c’est-à-dire 160 à 170 ans après la disparition de Jésus. Ces trois docteurs admettaient les quatre Évangiles comme véridiques, mais plutôt en vertu de la tradition chrétienne que de raisons justificatives et critiques. Avant eux, les seuls témoignages qu’on puisse recueillir sont ceux de Papias et de Polycarpe, le premier mort de 161 à 180, le second mort en 467. Mais Papias, tout en disant que Matthieu a écrit, en hébreu, les faits et gestes de Jésus, s’exprime de manière à faire douter qu’il entende parler de l'Évangile actuel. Ce qu'il dit ensuite de Mare ne convient

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