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Et il y en avait alors un insigne, nommé Barabbas

47. Lorsqu'ils étaient donc tous assemblés, Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je vous délivre, de Barabbas ou de Jésus, qui est appelé Christ ?

18. Car il savait bien que c'était par envie qu'ils l'avaient livré enlre ses mains.

149. Cependant, lorsqu'il était assis dans son siège, sa femme (j)

(g) Tu dicis : c'est toi qui le dis! Ce n’est pas moi, donc ce n’est pas vrai.

(4) Répétition devant le gouverneur romain de la scène jouée devant le grand-prêtre. Ces bis repetita, qui fourmillent dans la Bible, plaisent surtout aux écrivains hébreux. (Cf, Jean. XVII.)

(à) Nihil respondit. — Pourquoi Jésus s’écarte-t-il de ce silence? On le voit: c'est que quarante ans après sa mort, on le transforme tout à coup en Messie.

(j) Voici la femme de Pilate, et bientôt Pilate lui-même, qui rendent témoignage au Messie Jésus. C’est ainsi que Tertullien ,Apolog. 21, prétendra que Tibère lui-même proposa au sénat romain de faire l’apothéose du réformateur juif. Il arrive mal à tous ceux qui ont calomnié ou desservi Jésus, si même ils ne se sont rétractés!

De pareils détails portent en eux-mêmes la preuve que la biographie de Jésus a été écrite longtemps après les événements (quarante ans au moins, et peut-être cent), et ils sont de nature à faire rejeter parfois la totalité même de certaines histoires.

Jui envoya dire : Ne vous embarrassez point dans l'affaire de ce juste; car j'ai été aujourd’hui étrangement tourmentée dans un songe, à cause de lui.

20. Mais les princes des prêtres et les sénateurs persuadèrent au peuple de demander Barabbas, et de faire périr Jésus.

21. Le gouverneur leur ayant donc dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ? Ils lui répondirent : Barabbas.

22. Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qui est appelé Christ (k)?

23. Ils répondirent tous : Qu'il soit crucifié. Le gouverneur leur dit : Mais quel mal a-t-il fait? Et ils se mirent à crier encore plus fort, en disant : Qu'il soit crucifé.

24. Pilate, voyant qu'il n'y gagnait rien, mais que le tumulte s’excitait toujours de plus en plus, se fit apporter de l’eau, et se lavant les mains devant le peuple, il leur dit : Je suis innocent du sang de ce juste : ce sera à vous à en répondre.

25. Et tout le peuple lui répondit : Que son sang retombe sur nous el sur nos enfants!

() Qui dicitur Christus? Cette parole de Pilate, deux fois rapportée (ci-dessus, 17), prouve, si elle est authentique, que Jésus, précisément à cause de sa façon d'interpréter ou d’affirmer le messianisme, fut pris lui-même pour Messie et appelé de ce nom. C’est cette éternelle équivoque qui fait le nœud plus que gordien de l’histoire évangélique, et qui a produit toute l'obscurité dont elle est pleine. (Cf. Luc, 11, 52; Marc, xiv et xv; Jean, ubique, et xu, 4h.)

Je ne saurais trop le redire, Jésus nie la réalité du Messie. Le Messie pour lui est un mythe qui indique une chose, la régénération, non un homme.

Sa doctrine, par. conséquent, est le vrai messianisme ; et ‘lui, en ce sens qu’il la prêche au nom de Dieu, est le Messie ; mais il est clair que cette messianité est toute négative.

Avec le temps, Jésus, qui d’abord ne fut pas cru, fut reconuu pour avoir dit vrai, il devint donc le plus grand des prophètes. Avec le.temps encore, son système d’interprétation messianique prit une valeur positive, en transportant dans le monde céleste ce que les Juifs attendaient dans le monde visible; et Jésus, Messie négatif, devint un Messie surnaturel et transcendantal.

26. Alors il leur délivra Barabbas ; et ayant fait fouetter Jésus, il le remit entre leurs mains pour être crucifié.

27. Les soldats du gouverneur menèrent ensuite Jésus dans le prétoire ; et là, ayant assemblé autour de lui toute la compagnie,

28. Ils lui ôtèrent ses habits, et le revêtirent d’un manteau d’écarlate ; :

29. Puis, ayant fait une couronne d’épines entrelacées, ils la lui mirent sur la tête, avec un roseau dans la main droite; et, se : mettant à genoux devant lui, ils se moquaient de lui, en disant : Salut au Roi des Juifs.

30. Et lui crachant au visage, ils prenaient le roseau qu'il tenait, et lui en frappaient la tête.

31. Après s'être ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent ce manteau d'écarlate, et lui ayant remis ses habits, ils lémmenèrent pour le crucifier.

32. Lorsqu'ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu’ils contraignirent à porter la croix de Jésus.

33. Et, étant arrivés au lieu appelé Golgotha, c’est-à-dire le lieu du Calvaire,

34. [ls lui donnèrent à boire du vin, mêlé de fiel; mais, en ayant goûié, il ne voulut point en boire,

35. Après qu’ils l’eurent crucifié, ils partagèrent entre eux ses vêtements, les jetant au sort; afin que cette parole du prophète fût accomplie : Ils ont partagé entre eux més vêtements, et ont jeté ma robe au sort (l),

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