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ANNEXES

PAU TEXDE-COMPARATIF

DE

De même que celui de Matthieu et que celui de Marc, l'Évangile de Luc contient un certain nombre de passages interpolés, et comme de raison, ces passages ne se retrouvent ni chez Matthieu, ni chez Marc. A elle seule, cependant, çette circonstance ne serait pas suflisante pour établir une présomption sérieuse d’mterpolation. Il y a, en effet, chez Luc un grand nombre de passages qui ne figurent ni dans le premier, ni dans le second Évangile, et que cependant rien n'autorise à considérer comme émanant d'une autre source que le reste du livre. C’est donc uniquement par des raisons intrinsèques, par des considérations relatives à sa teneur intime, ou à ses rapports avec les textes aboutissants, qu'il est possible d'affirmer ?’authenticité ou la non-authenticité d’un passage de Luc, même lorsqu'il ne se retrouve ni dans l’un ni dans l'autre des deux premiers Évangiles. C'est aussi par des raisons de cette nature, que nous nous sommes déterminé à retrancher du texte, pour les classer ici comme Annexes, les passages ci-après.

Dans ce travail, nous avons d’ailleurs toujours procédé avec la plus grande réserve. En effet, un certain nombre de passages, en dehors de ceux dont nous venons de parler, offrent des particularités qui peuvent à bon droit faire suspecter leur authenticité. Nous citerons comme exemples la seconde partie du discours de Jésus dans l’histoire de la femme pécheresse (Luc VIT, 44-47), la

parabole des conviés au festin (XIV, 16-24), et celle des serviteurs zélés, et du serviteur négligent (XIX, 11-27) (a). Toutefois læ non-authenticité de ces passages, si probable qu’elle puisse être, ne nous a pas paru absolument démontrée. Dès lors, nous nous sommes abstenu de rien affirmer à cet égard, et nous avons laissé ces passages en possession de la place traditionnelle qu'ils occupent dans le texte du troisième Évangile.

On sera peut-être étonné, au premier abord, de rencontrer dans ce même texte d’autres passages qui, dans le Texte comparatif des Évangiles selon Mathieu et selon Marc, se trouvent reportés aux Annexes. Mais il suffira d’y réfléchir un instant pour reconnaître qu'il en devait être ainsi. En effet, tel passage apocryphe relative- . ment à Matthieu ou à Marc, parce qu'il a été interpolé dans le premier ou dansle deuxième Évangile, demeure au contraire parfaitement authentique relativement à Luc, parce que celui-ci l’a recueilli, comme faisant déjà.partie des textes évangéliques à l’aide desquels il a composé son livre (b).

Sur les treize Annexes, placées ainsi à la suite de notre Texte comparatif de l'Évangile selon Luc, une seule offre une grande étendue. C’est la première, l'Histoire de l'Enfance. Les autres sont, au contraire, d’une remarquable brièveté. Toutes celles-ci, d’ailleurs, à l'exception d’une seule (Ann. HH), sont de simples gloses maladroitement introduites dans le texte, quelques-unes ayant un caractère critique très-prononcé. (Voy. Ann. CC, LL, 00.)

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