Cf. Rom. i, 16. où yàp Èracia^ûvouai xo eùayyiX'.ov
4. Remarquer aussi l'intrusion du nom messianique « Fils de l'homme », qui n'est pas dans Mt. x, 32-33.
6. RCD, /.arà T7)v -pïij'.v (x, it. Vg. -x ïpya) oÙtou. Cf. Ps. lxii, 13; Pnov. xxiv,
7. D (mss. lat. Se.) omet Xdyou; dans Le. 26, et Se. lit : « dans la gloire de son Père ». En écrivant iv tîj SoÇrj aùiou zat tou 7taTpôç xal to>v àytwv àyyÉXwv, Luc a paraphrasé Me. 38. iv tfj oo^tj wj satpôi ajtou [xrrà twv àyyÉXfov rtov àyt'wv, plutôt pour la solennité de l'expression que pour le développement de l'idée. Il en résulte néanmoins une sorte de trinité (J. Weiss, 438), où la place assignée aux anges caractérise la position théologique de l'auteur. Cf. xii, 8, 9; xv,10; xvi, 22; xxii, 43; se rappeler le rôle des anges dans les récits de l'enfance.
LR CHRIST
Makc, ix, 1. Et il leur dit : «En vérité je vous dis qu'il y en à de ceux qui sont ici qui ne goûteront pas la mort avantqu'ils voient le royaume de Dieu venant en puissance. »
Mattu. vu, 28. « En vérité je vous dis qu'il y en a de ceux qui sont ici qui ne goûteront pas la mort avantqu'ils voient le Fils de l'homme venant dans sa royauté. »
Luc, ix, 27. « Et je vous (le) dis en vérité, il y en a de ceux qui sont ici qui ne goûteront pas la mort avant qu'ils voient le royaume de Dieu. »
La reprise de Marc { laisse deviner que ce qui la précède ne se rattachait pas originairement à ce qui la suit. Il semble quel'évangéliste, ayant commenté selon son gré la confession de Pierre, rejoigne la conclusion primitive de ce récit 2. L'annonce du royaume fournit en effet une réponse toute naturelle à la profession de foi messianique. Jésus confirme l'aveu de Simon, et, tout en recommandant provisoirement le silence, il ajoute, selon l'axiome : « tout ce qui est caché sera découvert 3 », que le secret messianique ne tardera pas à être rompu, et que le royaume viendra avant que tous les assistants soient morts. Dans cette déclaration, si on -la prend telle qu'elle se présente, Jésus regarderait comme une éventualité plus ou moins probable la mort de quelques-uns des Douze avant l'avènement du royaume, mais il ne dit rien de la sienne. Il ne verrait pas comme nécessairement très proche la manifestation de sa gloire; il garantirait néanmoins comme chose certaine que cette manifestation n'est pas non plus très éloignée. Quand et comment se produira-t-elle, c'est sans doute le secret du Père 4. Ceux des croyants qui seront morts auparavant ressusciteront; mais il y en a qui ne seront pas morts et qui n'auront ni à mourir ni à ressusciter pour entrer dans le royaume •'. L'intercalation de Marc a comblé une lacune apparente de la perspective en mettant au premier plan, avant la parousie, la mort et la résurrection du Sauveur. Mais il est au moins douteux que Jésus, dans le temps où se