I Cor. ix
4. Me. 45. xal yàp (Mt. 28. âiajiep) ô utôç tou àvOptoTiou oùx yjXOsv 5taxovYj6^vat àXXà 8iaxovrjaai xal Souvai ttjv ^J"/r,v aùiou XuTpo/ àvrl -oXkiïw. On se demande s'il faut rattacher àvrî à oouvat, en entendant : « à la place de ». ou bien à Xutpov, en traduisant : « pour, en échange de » ; et si Xurpov est « la garantie, la couverture », ou « le prix équivalent » , ces deux interprétations correspondant à celles qui ont été proposées pour àvrt. B. Weiss, Mk. 171, rattache àvrî à Souvai, en entendant Xûipov au sens de prix suffisant. Il ne semble pas qu'on puisse écarter l'idée d'échange, qui devient ici celle de prix compensateur; àvd ne doit pas être indépendant de Xutpov (cf. I Tim. ii, 6 : ô 8où; Éaurov àvTtXuxpov urcèp 7:àvro)v, passage qui peut dépendre de Marc), mais peut être gouverné en même temps par SoOvai. Pour l'ensemble, cf. Rom. xv, 3; Phil. ii, 7-8; Gal. i, 4; n, 20; Me. 45 paraît conçu d'après ces passages. L'idée du « rachat de vie » était familièreà l'évangéliste vm, 37 [supr. p. 24). Cf. Holtzmann, NT. I, 295,302; II, 108. A noter, dans D (Se. et plusieurs mss. lat.), l'addition suivante, à la fin de Mt. 28 : ujieï; 8s Çtjteïte Ix [iixpou aùÇrjaai xal jjlïj va ;j.£ÎÇovo; ÈXatxwO^vai, £Îa£pydij.svot oï xal zapaxXïjOÉvTEç Seurvrjaai, ixy] àvaxXi'vsaÔE a; xoùç ÈÇÉ/ovraç -udrcouç, u.7J7:ot£ lv8o- ÇoTspdç aou ètzéXGîj, xal 7tpoaeX6(ov ô 8£i7tvoxXr)Tiop sÏ7r7) aof eti xaxw "/wp£t, xal xa-aiaryuv6T)'air] "Èà^ 6È àvaîiÉar)? £iç tov rJTiova Torcov xal etcéXOt) aou 7Jtto>v, spet aoi ô 8ei~voxXrjwp 'auvayE ïtt àvw, xal kVcai aoi touto ypTJdijxov. Glose variante de Le. xiv, 8-10.
l'avenir du fils de l'homme 241
même influence que celles-ci. Les disciples de l'Evangile doivent s'aimer les uns les autres. La hiérarchie qui s'établira parmi eux sera celle du dévouement progressif, jusqu'à l'absolue consécration de la vie et de la mort au service du prochain.
Marc a placé, d'après Paul, le service essentiel de Jésus dans sa mort rédemptrice; Jésus lui-même l'entendait plutôt de sa vie ou de son dévouement général à son œuvre, dans la vie et dans la mort. L'idée de la vie donnée en rançon appartient à un autre courant que celle du service K Au fond, Marc interprète, à propos de la question des trônes, la leçon du service, comme il a interprété, après la confession messianique de Pierre, la leçon du renoncement : tous ces passages s'éclairent l'un par l'autre, et ils aident à comprendre l'interprétation de la dernière cène dans le second Evangile.
L'idée de mort et de rédemption est totalement absente dans la relation de Luc. La combinaison du troisième Evangile qui met la querelle sur les places après la dernière cène est conçue de la même façon que les autres récits parallèles ; elle met la dispute à la suite de paroles qui annoncent le prochain avènement du royaume céleste, et, en même temps, dans la perspective immédiate de la passion. L'artifice de la rédaction peut ne sembler pas très heureux; mais l'association des idées n'en est pas moins remarquable. On verra plus loin les chances qu'elle peut avoir d'être conforme à la réalité.
Luc assemble les paroles de Jésus touchant le devoir des apôtres, qui sont amenées, dans Marc et dans Matthieu, par la requête des fils de Zébédée, et ce qu'on lit dans le premier Evangile au sujet des trônes qui sont réservés aux Douze 2. Tout en omettant l'incident des Zébédéides, il se trouve, comme Marc, avoir deux disputes sur les préséances : la première 3, certainement d'après Marc luimême; et la seconde, d'après une source plus complète et plus originale que le premier récit de Marc. La mention de la table et du festin messianique n'expliquent pas l'insertion de ce morceau dans le récit de la cène eucharistique, et en sont plutôt la conséquence ; mais ce qui établit un rapport entre le discours et la cir-
1. [/.ETaPaai; sîç àÀXo yÉvoç dit Wellhausen (Me. 91), qui explique l'association par le service de la cène, où Jésus donne sa chair et son sang.