‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 237 sur 729 · Zach. ix, 9. « Sois en grande allégresse, fille de Sion · texte numérisé non relu

Zach. ix, 9. « Sois en grande allégresse, fille de Sion

Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem : • Voici ton roi qui t'arrive ; Il est juste et victorieux, Humble et montant un âne, Et un poulain d'ânesse. »

4. /aïpe aço'Spa, ôuyaiep SiaSv XTjpuaaE, ô-jyaxsp 'IspouaaXrifr îSoù ô jîaotXsui; aou ïp^Eiat aoc Bt'xaioç xat aaiÇwv,

auxôç 7rpaùç xat ê7t'.(3e(3ir]xw; in\ urcoÇuyiov xat TtôiXov véov (ovou ?).

5. lxii, 11 : « Dites à la fille de Sion : Voici que vient ton salut » (LXX. tôoù ô 3MTT]'p aot 7tapay£yov£v) .

elle paraît avoir été substituée, peut-être par inadvertance, et sans intention particulière, aux paroles analogues de Zacharie ' : « Réjouis-toi beaucoup, fille de Sion. » Le prophète décrit le roi messianique sous les traits d'un prince pieux et doux, ami de la paix. De là vient qu'il lui donne un âne pour monture. Ce trait symbolique est considéré par l'évangéliste comme une prédiction littérale. Jésus vient réaliser l'idéal du prince pacifique, annoncé par Zacharie à la fille de Sion.

Cependant les deux disciples, étant allés au bourg, trouvent, en ellet, un ânon attaché devant une porte, sur la route2, et ils se mettent en devoir de l'emmener. Les assistants, c'est-à-dire les gens de la maison, comme l'a compris Luc, leur demandent pourquoi ils veulent prendre l'animal. Ils donnent la réponse que Jésus leur avait dictée, et on les laisse faire. Matthieu se contente de dire que les disciples exécutèrent les instructions du Sauveur 3 : comme il vient de montrer que l'incident réalise une prophétie de l'Ecriture, il est moins préoccupé de faire valoir en prédiction ce que Jésus luimême a dit quand il a envoyé les deux disciples. Dès que ceux-c1 rejoignent la troupe, à l'endroit où elle s'était arrêtée, on fait à l'âne une sorte de caparaçon avec des manteaux ; puis Jésus monte dessus, et le cortège se remet en marche 4. A cet instant, le voyage prend le caractère d'un triomphe. Ceux qui accompagnaient Jésus étendent leurs manteaux devant lui sur le chemin où il doit passer °.

1. L'acclamation messianique de Me. 9-10, doit être en rapport avec le début de la prophétie, bien qu'on ne le cite pas; de même la mention du mont des Oliviers, au commencement du récit, paraît viser Zach. xiv, 4 (cf. Le. xxiv, 50; Act. i, 12 ; Josèphe, Bell. II, 62; Ant. XX, 169).

2. Me. 4. eupov 7:w),ov SeSeuévov T.poç Oupav IÇa> iizl xou àfj.cpo'5o'j. Il semble que aiAçoSov désigne la voie publique (cf. Jér. xvii, 27 ; xlix, 27; Act. xix, 28, D), non un chemin particulier conduisant à la maison (B. Weiss, 17b). Trait suspect. Marc n'aurait-il pas écrit, et Justin (cf. supr. p. 262, n. 6) n'aurait-il pas lu encore àjji-IXo'j ? Le. 32, euoov xaôw; zIt.zv aùxoïç, efface ces détails.

3. V. 6. 7coir{aavT£ç xaOwç auvsxaiJEV aùxot; ô 'Ir]cjoijç 7. fîyayov xr)v Ôvov xaî xôv zwXov.

4. Me. 7. xal çÉpouatv (AD etc. fjyayov, d'après Mt. 6, et Le. 35) xôv rcSXov rcpôç xôv 'ItjotoSv, xal £7t;[3aXXou<j[v aùxw xà tixàita aùxwv, xaî IxâQiasv (Ss. : « et il le firent asseoir » ; N, èxdôiaav) £7t'a'jxôv. Mt. 7. xaî £7:E'07]xav !«' aùxtov xà [[idxia, xat fasxdcOtaev (X, ÈxàGtaav; L, £7C£xd6ïiaav. Vg. « sedere fecerunt » ; D, Èxàôrjxo) i7tocvw aùxwv. Le. 35. xal TJyayov aùxôv Jtpôç xôv 'Irpouv, xaî £7upî'|avx£; aùxtov xà ï[xdxta iiA xôv 7ïwXov £-£pt'jîaaav xôv Tricroijv. L'idée primitive paraît être : « et ils le firent asseoir ».

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