‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 245 sur 729 · Cf. i, 68-78; I, 311, n · texte numérisé non relu

Cf. i, 68-78; I, 311, n

Cette prophétie explicite paraît avoir été intentionnellement substituée à la prophétie symbolique renfermée dans l'histoire du figuier desséché1. L'incident des larmes versées, avec les paroles qu'on vient de voir, portent la marque personnelle de l'évangéliste ; le tout est dans le ton de ce qui sera dit aux femmes de Jérusalem par le Christ allant au Calvaire 2. L'hypothèse dune tradition ou d'une source écrite 3 antérieure à Luc paraît superflue 4.

2. xxm, 27-31. Pour les larmes, cf. II Rois, vin, 11-12. Dans Le. 42, et fywoç... xai dû, oppose l'incrédulité de Jérusalem à la foi du peuple chrétien, tandis que èv Tîj T)[J^pa xa'JTr) s'oppose peut-être moins aux jours du ministère galiléen (IIoltzmann, loc. cit.) qu'aux tristes jours delà punition prochaine. Il est facile de reconnaître dans Le. 43-44 : 8rt ïjÇoufftv fjjjipac bni as xai 7:apE[AJ3aÀo'j'aiv oi èyôpoî

aou yàpaxx aot xai rtsptxuxXoSojuaîv ae xai £ôacp'.o3aiv as xai Ta téxva aou Iv aot,

l'influence d'Is. xxix, 3-4: xai xuxXcâauxb; Aausiô êrtt as, xai [3aXôi tzîoi ak yàpaxa... xai zoo; iô eSaçoç î) çtovrj aou àaOevrjasi. Sur le sort des « enfants », c'est-à-dire des habitants (comme xm, 34), cf. II Rois, vin, 12, supr. cit. ; Os. x, 14 ; xiv, 1 ; Ps. cxxxvn, 9.

Page 1