‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 254 sur 729 · Cf. xxi · texte numérisé non relu

Cf. xxi

3. V. 17. xal xa-raXinrov aj-coù; (cf. xvi, 4) IÇ^ÀÔev IÇa> t% 7rdXew; (Me. xi, 19) et; Br,6avt'av (Me. xi, 11), xal 7;ùÀta07] ixêï. Le mot aùXiÇsiôai équivaut à l'hébreu Vn-> « passer la nuit », et Matthieu ne veut pas dire que Jésus ait couché dehors mais Le. xxi, 37, paraît l'entendre autrement (cf. Jn. xviii, 2). Quelques mss. lat. ajoutent à la fin du v. 17 : « et (ibique) docebat de regno Dei ».

gner clans le temple ', sans ajouter qu'il retournait le soir au mont des Oliviers, cette indication étant réservée pour la fin des prédications hiérosolymitaines 2. Nonobstant ces différences, le troisième Évangile est dans un rapport assez étroit avec le second, dont il paraphrase la donnée principale 3.

Luc n'a pas senti la contradiction qui apparaît entre ce qu'il dit maintenant de l'accueil favorable que le Christ a trouvé auprès du peuple, -à Jérusalem, et ce que Jésus lui-même est censé avoir dit plus haut 'l de l'incrédulité qu'il allait rencontrer dans la capitale du judaïsme. Assurément les' deux points de vue accusent deux sources différentes '. Mais la donnée de fait est empruntée à Marc et à la tradition historique de l'Evangile, tandis que le discours de Jésus, conçu sans doute par l'évangéliste lui-même, concerne beaucoup moins les incidents réels du ministère hiérosolymitain que son résultat final, apprécié de loin par un écrivain qui connaissait les terribles événements de l'an 70, avec toutes leurs conséquences pour le peuple juif. Dans ce cas comme en d'autres, l'harmonie des tableaux évangéliques ne se fait pas sur le terrain des faits matériels et des vraisemblances historiques, mais dans une philosophie religieuse qui interprète en gros le rapport des choses, sans être appliquée systématiquement aux données particulières de l'histoire. A distance, la faveur que Jésus avait pu trouver d'abord auprès des Juifs n'avait plus grande signification. Les évangélistes cependant ne laissent pas d'en parler volontiers, parce qu'ils ne sont pas fâchés de faire entendre que la mort du Sauveur et l'incrédulité finale des Juifs sont dues aux chefs religieux de la nation 6. Ce partage des responsabilités sera nettement accentué par Luc dans le récit de la passion, et, s'il sert une intention apologétique, il n'en a pas moins un fondement dans l'histoire.

1. V. 47. xott r;v £i$i<7xtov (repris peut-être de Me. 17) -6 xaô'fjjjipav Iv tfi Upw.

Page 1