Sens de la formule dans Le. xvi, 8 ; supr. p
4. V. 34. D (mss. lat.) lit d'abord : yEvvwvTau xat fÊvvwatv (ot utoî tou aîwvoç toutou). Ss. Se. : « Les enfants de ce monde enfantent et engendrent.
L'idée de l'immortalité se lie, comme dans les autres Evangiles, à celle de la résurrection. Il n'est question non plus que de la résurrection des justes, le sort des méchants restant en dehors de la perspective. Ceux qui sont jugés dignes d'avoir part « à ce siècle », au monde futur, où ils entreront par la résurrection *, n'ont rien de commun avec les noces charnelles, car ils sont immortels, fils de Dieu comme les anges, par cela même qu'ils ont eu part à la résurrection glorieuse 2. Tous les morts vivent pour Dieu 3. L'évangéliste n'a pas voulu dire par là que tous les morts, bons ou méchants, subsistent devant Dieu qui les connaît. Il ne signifie pas non plus que tous les justes morts sont vivants dans la pensée de Dieu qui doit les ressusciter 4, mais plutôt que les justes défunts, dès avant le grand jugement, quand le monde les tient pour morts, vivent à Dieu, unis à lui, et partagent sa félicité 5. La réflexion paraît empruntée au quatrième livre des Machabées 6.
Marc se tait sur l'effet produit par la réponse de Jésus. Le rédacteur du premier Evangile transporte ici, par manière de conclusion, ce que Marc a dit plus haut 7 de l'admiration qu'avait le peuple pour l'enseignement du Sauveur. Luc a extrait de la section suivante la conclusion qu'on lira plus loin.
1. V. 35. oî 51 xaxa£tw0c'vxsç xou atwvoç ixstvou xu-/eïv xat xfjç àvaaxaaeto; xtj; èx vsxpwv. Il semblerait que les xaxaÇtojOÉvxe;, c'est-à-dire les justes, ont seuls part à la résurrection. Cependant Act. xxiv, 15, affirme la résurrection universelle.
2. V. 36. îaayyeXot yap sîatv, xat uîot eîatv ôsou (cf. Gen. vi, 2, 4. Ss. omet x. u. s. 0.) x% àvaaxàaswç uîoï ovxe;. « Fils de la résurrection » est un hébra'isme du rédacteur, et ne réclame pas une source spéciale. Noter l'équivalence entre « fils de Dieu », bienheureux, et resssucité.