V. 41. sIjïsv 8è Tcpôç aùxou
3. Me. 36. Tuwç Xlyouacv ot ypaaaaxeï; 8xt 6 XpcuTÔ; uîôç A.aust8 laxtv ; Le. 41. n&t Xsyouacv (Ss. ajoute : « les scribes ») xov Xp'.axôv sTvai AaustS ufdv ; Luc accentue la mention de David, comme s'il lui opposait mentalement Dieu.
4. V. 42. tt uaïv 8ox£t rapt tou Xpiaxou ; Tt'voç uidç èaxiv ; Xéyouatv aùxto" tou Aauefô.
Messie son Seigneur K Si le Messie n'est qu'un fils de DaVid, et un roi comme son aïeul, si glorieux que doive être son règne, David n'avait aucune raison de l'appeller son Seigneur. Gomment donc a-t-il pu le faire ? Telle est la question par laquelle Jésus embarrasse les pharisiens. David a pu s'exprimer ainsi, parce que le Messie est plus qu'un fils de David et qu'un roi d'Israël : telle est la conclusion où le Christ voudrait mener ses auditeurs. Jésus a conscience d'être plus grand que Salomon, plus grand que Jonas 2, plus grand que David lui-même, et conséquemment son titre est supérieur à la filiation davidique. On dirait même qu'il en est indépendant, et que Jésus ne tient pas compte des textes d'où se déduisait la filiation davidique du Messie.
La citation est prise du psaume GX, et les évangélistes la reproduisent d'après le grec. Luc a rectifié, pour ainsi dire, la citation sur les Septante, car il les suit en un point particulier où Marc et Matthieu s'en éloignent 3. La traduction littérale de l'hébreu serait : « Iahvé a dit à mon maître : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis un escabeau pour tes pieds. » Ce psaume est une prière pour le roi, qui est le maître dont parle le psalmiste. Celui-ci n'est point David ni un roi quelconque d'Israël, mais un simple particulier, peut-être un lévite. Le roi lui-même ne doit pas non plus être David, car le psaume se trouve dans une partie du recueil quLne contient pas de morceaux anciens, et le contenu est loin de réclamer cette attribution. Une partie de la tradition juive a vu dans ce roi Ezéchias ; mais on ne voit pas davantage en quoi Ezéchias ressemble à Melchisédech. S'autorisant de ce que le psaume paraît acrostiche et fournit par la réunion des premières lettres de chaque strophe la .formule « Siméon règne », on a conclu 4 qu'il avait été composé en l'honneur
1. Me. 36. aùxo; Aauà8 eTtcev ev xô> izvzuy.izi x<o àyto).... 37. aùxo; Aaustô Xiyet aùxôv xûptov, xal Tcdôsv aùxou laxtv uid;; Le. 42, substitue au Saint-Esprit : èv jîîpXo) <{ioù.<j.6iv. Les deux questions de Me. 36 sont refondues dans Mt. 43 : tïwî ouv AauelB èv nvcâpatt (Ss. omet i. 7t.) xaXsï aùxôv xàptov ; qui anticipe aussi la question de Me. 37, parce que l'opinion des scribes a été exprimée dans le v. 42.