Id. ibid
voir en cette affaire. Ce qu'on lit dans le discours, touchant la purification des coupes et des plats, a pu suggérer l'idée du repas ; mais surtout l'évangéliste a voulu exploiter la mise en scène de la controverse touchant l'ablution des mains ', dont il n'a pas gardé le récit détaillé. Il est possible que le narrateur parle du dîner, et non du souper, parce que la journée ne sera pas finie avec le discours contre les pharisiens '. Le bain avant le repas 3 doit s'entendre des ablutions coutumières aux pharisiens, le bain complet n'ayant été, semble-t-il, de rigueur que chez les esséniens 4. Mais l'ablution peut sembler d'autant plus nécessaire, que Jésus vient de guérir un démoniaque, et de se trouver en contact avec une foule très mêlée K
Pourquoi Luc n'a-t-il pas fait comme Matthieu, et placé le discours à l'endroit indiqué par Marc ? S'il a suivi en cela une source particulière, la même question se posera pour cette source relativement à celle dont dépend Matthieu. Le discours n'est pas conçu en vue d'un auditoire galiléen, et il appartient aux derniers jours de la prédication du Sauveur. A la fin, Jésus prend congé de l'assistance comme s'il ne devait plus la revoir avant l'avènement du Messie. Peut-être est-ce justement ce quia déterminé la transposition. L'on aura anticipé dans le ministère galiléen, en la morcelant et en la corrigeant plus ou moins habilement, cette conclusion du ministère hiérosolymitain.
Marc, xii, 38. « Gardez-vous des Luc, xx, 46. « Mettez-vous en
scribes, qui aiment à se promener garde contre les scribes, qui aiment
en robes, à être salués sur les à se promener en robes ; qui
places, 39. à avoir les premiers recherchent les salutations sur les
sièges dans les synagogues, et les places, les premiers sièges dans les
premiers rangs dans les repas; 40. synagogues, et les premiers rangs
qui dévorent les maisons des veuves, dans les repas; 47. qui dévorent les
et font semblant de prier longue- maisonsdes veuves, etfont semblant
ment : ils n'en seront que plus sévè- de prier longuement : ils n'en
rement jugés. » seront que plus sévèrement jugés. »