Ex. xm, 9, 16; Deut. vi, 8; xi
6. Ex. xm, 1-16; Deut. vi, 4-9; xi, 13-21. Sur ces amulettes (tefillin) cf. Schùrer, II, 484-486.
A. Loisy. — Les Évangiles synoptiques, II. 24
grossir les houppes 1 de leur manteau. On a déjà vu exploité par Marc ce que Matthieu dit ici de leur goût pour les honneurs. Matthieu y ajoute l'appétit des titres honorifiques, soit que cette indication vienne de source, soit qu'elle ait pour but d'amener la recommandation qui va être faite sur ce sujet aux disciples de l'Evangile.»
Tout ce développement manque d'unité. Celui qui traite de « fardeaux lourds 2 » les règles pharisaïques ne considère pas du tout l'enseignement des pharisiens comme obligatoire. La glose judaisante a dû recouvrir une critique directe de la doctrine des pharisiens, et il est probable que Luc a retenu la forme primitive de cette critique, qui était une menaCe et une malédiction. Cette malédiction est, dans le troisième Evangile, la première de celles qui sont dirigées contre les scribes. Elle pouvait être la première du discours dans la source, et comme elle atteignait, en réalité, le système traditionnel des observances légales, elle aura provoqué le commentaire judaïsant qui l'atténue dans la forme, et la neutralise pour le fond. Ce commentaire a recouvert aussi la seconde malédiction, concernant le souci des places d'honneur, laquelle se trouve être encore la seconde de la série qui, dans Luc, est relative aux pharisiens. La remarque : « Et tout ce qu'ils font, ils le font pour être vus des hommes 3 », sert de suture entre les deux malédictions converties en conseil aux disciples de l'Evangile. Ainsi la différence qui existe, pour le ton, entre les premières phrases de Matthieu, et les menaces qui suivent, résulte probablement du travail rédactionnel qui a été exécuté sur le début du discours. Luc ne dit rien ici des premières places dans les repas 4, ce détail devant être traité ailleurs 5.
Matth. xxiii, 8. « Quant à vous, ne vous faites pas appeler « rabbi » ; car il n'y a pour vous qu'un maître, et vous êtes tous frères. 9. Et n'appelez personne votre père sur la terre; car il n'y a pour vous de père que celui du ciel. 10. Ne vous faites pas non plus appeler docteurs,
1. Cf. Me. vi, 56 (Mt. xiv, 36); Mt. ix, 20 (Le, vin, 44) ; I, 817; 947.
2. Mt. 4; epoprta p<xpia. Le. 46. <p. Sucnàbraxra (Cf. Act. xv, 10). BD, mss. lat. Vg. combinent les deux leçons dansMt. 4. cp. (3. x. ô.