‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 429 sur 729 · Me. iv, 25; I · texte numérisé non relu

Me. iv, 25; I

2. B. Weiss, LJ. II, 64-65. Le récit, observe Julicher, II, 481, aurait plutôt engagé les auditeurs à chercher des profits qu'à faire des aumônes. Quand même la parabole des Mines aurait suivi d'abord, dans la source de Matthieu et de Luc, la parabole de l'Econome infidèle (Le. xvi, 1-9), comme le suppose B. Weiss, on ne pourrait rien conclure de ce rapprochement pour l'application originelle du récit. Il est incroyable que Jésus ait voulu enseigner que les biens terrestres viendraient en abondance à ceux qui en useraient selon Dieu, et que l'on s'enrichirait à proportion des aumônes que l'on ferait. Si Luc a vu dans l'emploi des mines la distribution des aumônes, il a mis la récompense dans l'éternité, et cette conception, bien qu'étrangère à la parabole, est seule conforme à l'esprit de l'Évangile. On ne voit pas non plus que la présence du mot « banquiers » (•cpa^E^EtTat) dans le récit crée un lien réel entre la parabole des Talents et Yagraphon cité par Clément d'Alexandrie, Origène, les Constitutions apostoliques : yîveaÔî xparsÇÏTau So'xijiOt, « soyez de bons banquiers ». La parole citée par Justin [Tryph. 47) : h oîç av %a; y.tx.-txAifiM, iv tojioi; xal xptvw a plus d'analogie avec Le. xix, 22, sans que l'idée soit identique.

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