Holtzmann, 174 (renvoie à Act. i
supposer aussi que l'affluence des pèlerins ne permettait pas de retenir tout le monde dans les murs de la cité1. Malgré tout, ce trait donne plutôt à penser que le dernier repas ne fut point celui de la pâque.
D'après les deux premiers Evangiles, c'est en allant de Jérusalem au mont des Oliviers que le Sauveur aurait annoncé lat défection imminente de ses disciples. Jésus ne prédit pas une défaillance complète de leur foi, mais bien plutôt de leur courag*e. Leur esprit sera troublé en voyant leur Maître tomber sans défense au pouvoir de ses ennemis; et bien que leur foi en lui ne soit pas éteinte, puisqu'on la verra plus tard se réveiller avec ardeur, elle sera momentanément déconcertée. Le désarroi de leur pensée aura pour effet de désarmer leur volonté en présence du péril ~. Cette prévision fait pendant à ce qui a été dit précédemment de Judas 3, et à ce qui va être annoncé de Pierre. Des douze disciples que Jésus a choisis pour compagnons, l'un va le trahir,' tous les autres vont l'abandonner, et le premier d'entre eux ira jusqu'à renier son Maître. Cet abandon est présenté comme l'accomplissement d'une parole prophétique : « Je frapperai le pasteur, et les brebis seront dispersées. »
La citation est faite librement d'après le texte hébreu de Zacharie4, où on lit : « Epée, lève-toi contre mon pasteur et mon compagnon, dit Iahvé Sebaoth. Frappe le pasteur, pour que les brebis se dispersent, et je tournerai ma main contre les petits. » Le pasteur et le compagnon sont une même personne, le chef de la nation israélite ; les brebis et les petits sont les membres de cette nation. Jésus fait à lui-même et à ses disciples l'application du passage : « Frappe le pasteur, pour que les brebis se dispersent. » 11 est le pasteur qui va être frappé ; les apôtres sont les brebis qui vont être dispersées. La leçon : « je frapperai », n'est peut-être pas une transformation voulue du texte original, mais la leçon authentique ; car la rédaction actuelle de l'hébreu offre une certaine inco-