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hérence, et la version des Septante suppose une autre lecture '. Inutile d'observer que la citation n'est point entendue en son sens littéral et primitif, et que l'application de ce texte à la fuite des disciples se comprend mieux en remarque de la tradition chrétienne que dans la bouche du Sauveur. Elle prouve seulement que les disciples se sont enfuis.
Gomme pour prévenir l'effet que ses tristes pressentiments devaient avoir sur les disciples, le Sauveur ajoute, dans les deux Evangiles 2 : « Mais, quand je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Néanmoins la préoccupation indiquée par ces paroles paraît être plutôt celle des évangélistes que celle du Sauveur. La phrase s'ajuste assez mal à ce qui précède. Il n'en est tenu aucun compte dans la suite. Pierre parle comme s'il ne l'avait pas entendue. Un fragment d'Evangile fort ancien, découvert en Egypte il y a une vingtaine d'années, et qui paraît représenter, du moins a certains égards, un texte antérieur à celui de nos Evangiles canoniques 3, n'a pas cette addition. Marc a dû compléter ici la relation très succincte de l'Evangile primitif, en vue de préparer le discours qu'il fera tenir aux femmes par l'ange, après la résurrection 4, et toute l'histoire de la découverte du tombeau vide; le rédacteur du premier Evangile a suivi Marc. Pour introduire cette prédiction, Marc a pratiqué une sorte d'entaille dans le récit primitif, à l'endroit qui lui a paru le plus convenable; et sans altérer le contexte •'. Par la comparaison de Luc, on voit que la source devait
1. B. ;iaxaÇaxe xoùç r.oip.iv<x<; xal èxcnzàaaxs xà jxpdpaxa. Le ms. A lit 7taxa£ov, et le reste comme Mt. 31, mais ce peut-être par son influence. La leçon: « je frapperai », s'accorde mieux avec le contexte, et semble réclamée par la conclusion : « Et je tournerai ma main contre les petits. »
2. Me. 28 (Mt. 32). àXXà ixst<x-(Mt. iiexà 8e) xô èyspÔYJvou ae r.poa^M uixâ; e!ç xïjv FaXtXaEav.
3. Sur ce fragment, cf. G. Bickell, Zeits. f. kath. Théologie, 1885, m, 498- 504 ; Savi, Bévue biblique, 1892, m, 321-344. Voir le texte dans Nestlé, N. Testamenti graeci supplementum, 67. La réplique de Pierre suit immédiatement la citation prophétique, dont le texte est conforme à celui de nos Evangiles. Les paroles qui précèdent : 7tà[vxe; èv xaûxr]] xfj vuxxl axavSaXia [O^saOs xaxà] xô ypacpév, se rapprochent de Marc par l'omission de iv lp.cn, et de Matthieu par l'indication : Iv xauxr) xrj vuxxc.