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6. V. 37. xat [Aexà àvduwv IXoyîaôr). LXX èv toi; MÔpoii ÈXoyt'aOr].
Iahvé. La citation alourdit un peu le discours, et lui fournit une double conclusion, attendu que les mots : « Car tout ce qui me regarde touche à sa fin l », n'ont pas pour but de déterminer l'application des paroles prophétiques, mais d'expliquer le changement dont il a été parlé auparavant. Le rapport de la citation avec ce qui précède n'est guère plus rigoureux qu'avec ce qui suit. Elle paraît donc avoir été introduite en commentaire de la déclaration : « Ce qui me regarde touche à sa fin. » Le Sauveur affirme que sa destinée est sur le point de s'accomplir. Cette destinée était réglée par la volonté du Père, et la glose prophétique invite à penser qu'elle était annoncée dans les Ecritures. Le texte d'Isaïe est amené en témoignage des desseins providentiels, pour signifier que le Christ doit mourir de la mort des scélérats. Mais cette remarque ne s'accorde pas avec la recommandation de prendre l'épée, et les disciples, en disant : « Voici deux épées », n'en tiennent pas compte.
Les disciples entendent à la lettre la recommandation de Jésus. Ils lui présentent deux épées qu'ils avaient avec eux2. Certains commentateurs 3 ont pensé que ce pouvaient être deux grands couteaux de boucher, comme ceux dont on se servait pour tuer l'agneau pascal. Mais, puisque Jésus parlait d'épée, on ne voit pas pourquoi les disciples lui présenteraient des couteaux sous le même nom4. Ils pouvaient avoir eu ces épées avec eux durant le voyage, ou bien même se les être procurées depuis leur arrivée à Jérusalem. Les disciples ne croient pas à un besoin immédiat de recourir à l'épée pour se défendre; mais leur observation montre qu'ils n'ont pas davantage en vue l'avenir lointain ; ils songent à une éventualité qui pourrait se produire bientôt, et sans changement de la situation où se trouvent leur Maître et eux-mêmes. Jésus s'abstient de leur donner d'autres explications, et il se contente de leur répondre : « C'est assez5 ».
1. V. 37. xaî yàp xo r.zpi Ijaoïj xlXo; syei. B. Weiss, Lk. 644, observe qu'il ne faut pas sous-entendre ysypafjLjxlvov après tô îiepî Ijaou ; on le devrait cependant si 37 a faisait loi pour l'interprétation de 37 b ; mais xiloç, dans 37 b, marque un terme, et osï TeXssôTjvai, dans 37 a, un accomplissement ; dans la pensée du dernier rédacteur, c'est 37 a qui détermine le sens général du verset.