xaî liyv. xw lliipoy S^wv, xaOî'JSeiç
4. Cf. B. Weiss, Mk. 218; et supr. p. 552, le commentaire de Le. xxn, 31.
5. V. 45. xat àvaaTà? àrcô xîjç rpodEu^rj;, ÈÀÔwv 7ipô? touç [AaÔTjTà? siïpsv xoiiiWfAÉvouç aùioùç à^ÔTÎj? Xuror]ç.
A GETHSÉMAM * ,*)67
se contente de montrer ceux-ci dormant pendant que Jésus prie, et incapables de trouver un mot d'excuse valable quand leur Maître en vient à leur reprocher une insouciance qui, dans les conditions indiquées par l'évangéliste, serait véritablement inconcevable.
Le rédacteur du premier Evangile fait adresser le discours à Pierre, mais il omet les paroles : « Simon, tu dors », et au lieu de dire : « Tu n'as pas pu veiller une heure [ » , il emploie le pluriel : « Ainsi, vous n'avez pas pu veiller une heure avec moi ! 2 » Pourquoi Pierre est-il nommé seul, si Jésus parle aux trois disciples? C'est que l'évangéliste a gardé le préambule de Marc, tout en modifiant le discours qu'il lui empruntait. Pierre est ménagé en ce que le reproche vise maintenant ses compagnons avec lui. En disant que les apôtres n'ont pu veiller une heure en sa société, Jésus ne détermine pas la durée de son absence, mais un temps qu'il avait droit de leur demander. Il est évident néanmoins que sa prière a dû être assez longue. On dirait que Marc a voulu remplir la première veille de la nuit avec la cène, et la deuxième avec la prière de Gethsémani, qui se termine par l'arrestation du Christ.
Jésus recommande à ses trois compagnons de veiller et de prier, afin qu'ils n'entrent pas en tentation : non qu'il les engage à demander à Dieu qu'il leur épargne toute épreuve ; mais il les avertit qu'ils devraient se préparer par la vigilance et la prière à supporter courageusement l'épreuve qu'ils vont traverser. Lorsqu'on se laisse surprendre par le péril, on est exposé à succomber, « car l'esprit est prompt », l'homme qui ne songe pas aux dangers qui l'attendent est tout disposé, du moins le croit-il, à faire son devoir ; « mais la chair est faible », l'homme a un corps fragile, et de ce côté, il est sujet à toutes sortes de défaillances, impressions de fatigue, de terreur, de crainte, qui le désarment, quand arrive l'occasion de faire face au danger et de montrer son courage3. Luc omet la réflexion