J. Weiss, Lk
5. rcXr.v |jlï) to (te'X7)iA<x tjLou àXXà tÔ aôv ytvsaOeo (D etc. ysvsaôw). Cf. Mt. 39, 42 (supr. p. 564, n. 4, et supr. n. 1), dont l'influence pourrait s'être exercée sur ce passage supr. n. 3).
6. B. Weiss, Lk. 646, observe fort justement que le cas est différent de xix, 42 ; il pense aus^i que 7uapev=yy.ai, dans nL, représente l'impératif et non l'infinitif ; X (avec AC etc.) a, en effet, ^apEvsyxat dans Me. 36, où il ne peut être qu'un impératif.
dans Luc, elle paraît avoir été influencée par Matthieu, ou par la forme de l'Oraison dominicale qu'on trouve dans le premier Evangile. On a pu voir déjà que cette-dernière hypothèse1 n'aurait rien d'invraisemblable en soi.
Dans la relation de Marc et de Matthieu, après que Jésus a prié une première fois, il revient vers les trois disciples et les trouve endormis. On dit que les apôtres étaient fatigués de corps et d'esprit : les émotions de la soirée, les prévisions et les avertissements de Jésus, qu'ils n'avaient compris qu'à demi, au lieu de les exciter et de les tenir en éveil, leur auraient laissé plutôt une impression de pesante tristesse ; la vue du trouble ou était leur Maître n'aurait pu les tirer de leur abattement physique et moral ; le sommeil n'aurait pas tardé à les prendre 2. Jésus les appelle, s'adressant directement à Pierre, dont il avait droit d'attendre un intérêt plus vif à sa douleur : « Simon, tu dors! 3 » L'emploi du nom de Simon n'est pas sans signification, mais il convient de n'en pas exagérer la portée4. Jésus et ses disciples n'avaient pas cessé d'employer ordinairement ce nom, que celui de Pierre n'éclipsa qu'après la résurrection du Sauveur et dans la tradition chrétienne, lorsque Simon fut réellement devertu la pierre fondamentale de l'Eglise.
Comme cette mise en scène du second Evangile est due au rédacteur, on est fondé à soupçonner qu'il a voulu signaler encore une fois la profonde inintelligence et l'apathie des disciples devant le mystère de la passion qui venait de leur être de nouveau révélé par Jésus dans la prière de Gethsémani : il semble que la tradition s'était intéressée d'abord à la suprême tentation du Christ, et que c'est Marc le premier qui a présenté sous un jour défavorable l'attitude des grands apôtres, surtout du prince des apôtres, en cette occurrence, comme il a fait déjà en d'autres occasions, notamment pour la confession de Pierre et pour la transfiguration du Christ. Marc n'entre pas dans les explications que les commentateurs, après Luc 5, ont voulu trouver au sommeil des apôtres : il