‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 532 sur 729 · o/Ao;. Cf. supr. p. 577, n · texte numérisé non relu

o/Ao;. Cf. supr. p. 577, n

ri. Brandt. loc. cit.

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groupe d'individus ramassés en hâte parmi les valets du grand prêtre et le personnel inférieur du temple. Mais les évangélistes sont préoccupés de mettre tout d'abord en cause le sanhédrin, à qui ils veulent faire porter la responsabilité principale dans le jugement et la condamnation du Christ.

Luc dit que Judas s'approcha de Jésus pour le baiser * ; il évite probablement de dire en propres termes que le baiser fut donné, et il n'insiste pas sur la circonstance du signe convenu, qui a été mise en relief par Marc et, d'après lui, par le rédacteur du premier Evangile. Pour faire connaître Jésus à la troupe qu'il conduisait, Judas, qui n'aurait pas osé le lui désigner autrement, s'approcha pour le baiser. C'est à ce signe que les satellites le reconnurent, et Marc ne veut pas dire autre chose, ou du moins ce qu'il dit de plus n'est qu'une conjecture tirée du fait lui-même 2, et qui n'était pas indiquée dans la source primitive. Les apôtres ont vu Judas baiser leur maître, mais aucun n'a pu savoir si le baiser était un signal expressément convenu d'avance. Marc l'affirme, par induction, parce qu'une entente de ce genre lui a semblé naturelle, bien qu'on puisse ne la trouver pas indispensable. La recommandation de Judas sur les précautions à prendre est pareillement tirée des circonstances. Si le traître n'a pas dit cela, il a dû dire quelque chose d'équivalent. On s'est demandé si le baiser que Judas donna au Sauveur 3 n'aurait pas été un baiser de la main 4, témoignage de respect que les disciples des docteurs juifs rendraient communément à leur maître, non le baiser du visage, signe d'amitié qui, dans la circonstance, et nonobstant la perversité de Judas, semble dépasser les limites possibles de l'odieux. Cependant le langage des évan-

1. xaù 7JYyiaEv tw 'It)ctoj cpiXfjaai aùrov. D et quelques autres témoins ajoutent à Le. 47 le contenu de Mt. 48 (Me. 44).

2. Me. 4'*. SeSoixEi 8è ô ::apaoi§où; ocjtÔv tjtjï][aov (Mt. 48. ar\pîïov. Ss. lit : « Et Judas, le traître leur avait donné » etc.) xtX. Le v. 44 est comme une glose anticipée, le v. 45 continuant le récit commencé au v. 43.

3. Me. 45. xal IXOwv eùGù; (les deux mots sX0wv et 7upoaéX9wv sont omis dans D, mss. lat. ; Ss. omet seulement IXOoiv, comme fait Mt. 49 ; mais les deux participes ont leur raison d'être, le premier marquant que Judas, dans le temps même où la troupe apparaît, s'en détache, et le second qu'il vient à Jésus. 7tpoaiX8tov olÙim Xéfsi •pa,3l,3si (cf. ix, 5), xal xatecpt'Xrjusv (cf. Tob. vu, 6) ocÙtov. Mt. 49. xaïpe, paSBeî. Cf. II Sam. xx, 9-10.

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