‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 571 sur 729 · Cf. supr. p. 616, n · texte numérisé non relu

Cf. supr. p. 616, n

4. Et qu'il ne faut point chercher avec J. Weiss, AE. 306-308, clans le quarième Évangile. Cf. QÉ. 833-835, 839-841.

5. V. 71. ÈÇeXOdvxa 8è (Ss. « Simon », et de même vv. 73, 75). (AC etc aùrdv. D, ÈÇeXôdvTo; oï aùioj) gtç tov m»Xwva xtX.

6. V. 69. o 3è riéxpoç îxa9ï]To IÇ'jj èv -rj aùX^. Cf. v. 58. ï<oj xt[i ajXïi; xoCi kftyttpéoî; xxvi, 3 (où il s'agit certainement de la maison, non de la cour), et supr. p. 616, n. 1.

« autre » servante voit Pierre à la porte l et provoque le second reniement. Il anticipe 2 dans le second reniement la déclaration expresse du troisième3; il fait nommer Jésus parles deux servantes, mais la première l'appelle Galiléen, afin de préparer la remarque finale sur l'origine de Pierre ; il s'exprime de façon à laisser entendre que les témoins du second reniement, qui occasionnent le troisième, ne sont pas les gens avec lesquels Pierre s'est assis d'abord, mais un groupe de personnes qui étaient près de la porte '•; ces gens provoquent le reniement définitif en disant à Pierre que son langage le trahit ', c'est-à-dire accuse son origine galiléenne. Le chant du coq se produit une seule fois, après le troisième reniement " : c'est l'accomplissement de la prophétie ; Pierre se souvient, s'en va et pleure amèrement 7.

Il n'est pas autrement évident que Matthieu ait eu besoin, pour modifier ainsi le récit de Marc, de connaître la source de celui-ci, et bien moins encore est-il nécessaire d'admettre qu'il n'aurait pas connu le récit actuel du second Evangile, mais seulement une première rédaction, qui ne mentionnait pas le double chant du coq. Ce double chant complique si fâcheusement le récit, qu'il a pu être omis avec intention dans le premier Evangile, comme bien d'autres détails. Il reste d'ailleurs possible et même vraisemblable que, Matthieu, s'il n'a point connu la source de Marc, ait été aidé dans sa rectification par la tradition orale, cette histoire du reniement étant de celles qui devaient être les plus familières aux premiers chrétiens.

1. Y. 71. (p. 618, n. o) 1. o. i. t. ~. ïïoev aùtov àXXy, /.où Xrjftt toï; Ixeî.

2. V. 69. seatwj r,aOa u.E7à 'Iraou raXtXai'oj. V. 71. ojtoç »jv [xstà 'Irjaou tou Na£<>>pat'ou. Cf. supi'. p. 616, n. 1.

3. V. 72. xal JtaXtv rjpvrjaaTo <xi~x opxou bri oux oioa tÔv avOfonov.

4. V. 69. Pierre est « dehors dans la cour » (p. 618, n. 6), et sa réponse à la première servante est dite, v. 70, IfMtpooOsv jtatyrwv. La seconde servante le prend « à la porte » (p. 618, n. 5) et parle « à ceux qui étaient là » (supr. n. 1)

5. V. 73 (cf. p. 616, n. 6). [j.£tà titxpôv ôî -poasXOovTsç ot éttcûte; eitîov t«3 ïlézpw •àXr)6wç xai <J'j È£ «srâv il, xaî yàp rj XaXtâ aou StJXo'v cje -oisî. D (Ss.) ôfiotàÇsi ; mss. lat. « similis est ». Cette leçon est peut-être meilleure qu'on ne l'admet communément.

6. V. 74.tot£ fjpfaxo xaTaOsaan'^î'.v juti ouyyttv oti oùx oioa ~ov avOpco-ov (cf. p. 617, n. 1), xaî ïjOibit; (BL, sùôùç) àXc'xxwp Èç'ôvrjaêv.

7. V. 75. xal ÈÇîXôtov s?»o SxX&tmv mxpâ$ (voir p. 617, n. 2). Cf. 1s. xxn, 4.

Ainsi qu'il a été observé plus haut', Luc paraît avoir connu la source de Marc, et gardé l'enchaînement primitif des récits, Jésus étant amené chez le grand prêtre, Pierre le suivant à distance, se glissant dans la cour jusqu'auprès du brasier où se chauffaient les gens de Caïphe, et s'exposant ainsi aux questions qui amènent le reniement. Le troisième Evangile n'en dépend pas moins du second, et l'on dirait que le rédacteur, en s'aidant de la source pour abréger Marc, procède par coupures et retouches maladroites dans la relation plus récente et plus développée, au lieu de s'en tenir à la relation plus ancienne et plus courte. La servante qui remarque la présence de Pierre ne s'adresse pas à lui, mais aux assistants, pour dire : « Il était avec lui2 », ce qui fait qu'elle ne prononce pas avec mépris le nom de Jésus. C'est à elle néanmoins que Pierre adresse sa réponse, qui consiste dès l'abord en un reniement formel 3. Luc suit la source en retenant Pierre au même endroit pour les trois reniements ; il ne laisse pas de marquer des intervalles, sans se soucier plus que Marc de la vraisemblance, et pour une raison analogue, parce que l'histoire du reniement lui sert à remplir un temps déterminé, les heures comprises entre l'arrivée de Jésus chez le grand prêtre, et la séance matinale de sanhédrin. L'intervalle supposé entre les deux premiers reniements occasionne, comme dans Matthieu, un changement dans la personne qui provoque le second : ce n'est ni la même servante, ni une autre servante, mais « un autre », un homme quelconque 4. Cet homme maintenant s'adresse à Pierre, et non aux assistants, pour lui dire*: « Toi aussi, tu en es. » La simple indication de Marc : « il nia », devient une réponse formelle : « je n'en suis pas », avec l'apostrophe : « homme », qui accentue le changement d'interlocuteur. Le second intervalle est évalué approximativement à une heure, le « peu après 5 » de Marc ayant été utilisé pour le premier, et la durée de l'incident se trouvant indiquée aussi

2. V. 56. îoouaa o\ aù-ov -aiÔîixir) tc; xaOTfjxsvov roô; xô çw; zat àrsvîjasa «OTw eItïsv xai outo; aùv aùirr"» ïjv.

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