‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 621 sur 729 · Cf. p. 674, nn. 3 et · texte numérisé non relu

Cf. p. 674, nn. 3 et

5. V. 40. àrcoxptdel; 8è ô sxspo; f;:'.T'.;j.wv aj-rw eçrj 'O'jlSs çojîfj cri tov 8eôv, ot: sv tôj aÙTw xpîjxaxi si, 41. xal fy-ut; [x.èv ocxaûo;, aÇta "fàp o>v ijtpzÇaguv sniXa;j.pivo;i.£v •ovrco? 8è oùBèv Stoxov ispa£«v. Cf. supr. vv, 4, 15, 22.

innocent, bien qu'on l'ait condamné en qualité de Messie, est donc censé croire que Jésus est ce qu'il a dit être h II lui demande de penser à lui quand il viendra dans sa royauté, c'est-à-dire dans le grand jugement, quand il amènera sur la terre le royaume des cieux, et que les justes ressusciteront ~. Jésus lui répond que son attente ne sera pas longue, car, en ce jour-même, le paradis les recevra tous deux 3. Le paradis n'est pas le royaume à venir, ni le ciel de la théologie chrétienne, mais l'endroit qui, dans la parabole du Riche, est appelé « le sein d'Abraham 4 »>. Les commentateurs qui voient ici une sorte d'allusion possible à la descente aux enfers 5 rencontrent une partie de la vérité : il est incontestable que Jésus se rend au séjour des morts ; mais ce séjour n'est pas souterrain °, et Jésus n'y va pas prêcher l'Évangile aux défunts 7 ; il y va rejoindre les justes, ceux qui sont « vivants à Dieu 8 », dans la paix et le bonheur éternels.

L'apostrophe : « Jésus, souviens-toi! » a un cachet particulier d'originalité. Nulle part ailleurs, dans l'Evangile, on ne trouve le Sauveur interpellé par son nom 9. Mais l'ensemble de la scène

1. Dans YÉvangile de Pierre, v. 13, il n'est rien dit du mauvais larron, et le bon s'adresse aux assistants : etç oé Ttç twv xaxoûp-fwv ÈxEtvtov o>vet'8tasv aùroj; Xsy&)V TjjjLEtç Bià ta xaxà a È7:oiT]'aafj.Ev ovtui rcerdvôa^ev, outo; Se awr/jp yevo'jaevoç twv àvOpaifttoV xi t)8i'xt)<jev ujaocç ;

2. V. 42. xai ëXeyEv ''Ir^aou, lAVifaOrrci jjlou oiav ËXOrjç Èv tï) (ïaaiXsîx aou (cf. Mr. xvi, 28). BL (mss. lat. Vg.) eij ttjv jJautXetav aou. D, xaî aTpaçetç xpoç rôv xupiov eItcev aÙTÔi• {ivTÎaôrjTt jxou èv T7j 7jjj.épa if); èXesjijewç aou. La leçon de, t. p\ pourrait bien être une correction destinée à identifier le royaume, entendu comme l'exaltation du Christ dans la gloire céleste, et le paradis où Jésus va bientôt se rencontrer avec le bon larron (cf. J. Weiss, Lk. 647 ; Welliiausen, Le. 134). Brandt, 212, conjecture, non sans vraisemblance, que Luc avait écrit seulement oxav IX0r)ç,dont la leçon de D serait une simple paraphrase.

3. V. 43. xal eT;îsv •àuïjv aoi XÉyw, arîjxepov [aet' Èjaou lar) Èv :w Ttaparôsiaw. D, à>:oxpiOetç 8È ô 'Irjaouç eI^ev tw è[7tijJtXTJ[a]aov-r Oàpaei, <Jîf;i.Epov xtX.

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