Cf.JN. xix, 18; QÉ
cri, expira. 38, Et le ayant de nouveau poussé un grand cri, rendit voile du temple se dé- l'esprit. 51. Et voilà que le voile du temple chira en deux, depuis se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en le haut jusqu'en bas. bas; la terre trembla, les pierres se fendirent, 39. Et le centurion, qui 52. les tombeaux s'ouvrirent, et plusieurs corps se tenait en face de lui, de saints qui étaient morts ressuscitèrent, 53. Voyant qu'il avait ex- et sortant des tombeaux, après sa résurrecpiré ainsi, dit : « En tion, ils entrèrent dans la ville sainte et appavérité, cet homme était rurent à beaucoup de personnes. 54. Et le Fili de Dieu. » centurion, et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,
voyant le tremblement de terre et ce qui se passait, furent très effrayés et dirent : « En vérité, il était Fils de Dieu. »
Les trois Synoptiques s'accordent pour dire que, vers midi, des ténèbres se répandirent sur la terre entière, et durèrent jusque vers trois heures, c'est-à-dire jusqu'au moment où Jésus expira '. Chercher à ces ténèbres une cause naturelle est aller contre la pensée des narrateurs, qui n'ont pas songé à une éclipse ordinaire. Luc, à la vérité, dit que le soleil s'éclipsa, mais cela signifie que, pendant trois heures, il fut caché aux habitants de la terre : l'évangéliste ne songe aucunement à présenter le phénomène comme un cas vulgaire 2. Les éclipses de soleil ne durent pas si longtemps, et une éclipse ne pouvait avoir lieu au temps de la pleine lune, où on se trouvait. Il est superflu de vouloir restreindre ces ténèbres à la Palestine. Nulle part ailleurs, dans les Evangiles, la formule « toute la terre » n'est employée dans cette acception restreinte. L'objection tirée du silence des auteurs profanes n'aurait de raison d'être que s'il s'agissait d'un fait réel, et il est presque puéril de supposer que les Synoptiques ont voulu parler de ténèbres s'arrêtant aux frontières de la Palestine, ou confinées autour de Jérusalem.
Les évangélistes ne s'arrêtent pas à décrire ces ténèbres. L'Evan-
1. Me. 33. xai yevoasvrjç n'ipaç É'xTrjç axoto; èys'vETO Èç'oXtjv Trjv yrjv (Ss. omet È. o. t. y.) É'ioç wpa; hizr^. Mt. 4;i. àzo 81 ixtrjî <ooa; u/.oto; ÈyévsTO Uti «âcracv t. y. e. w. è. Le. 44. xai rjv fjorj coati feSpa é'xtyi xai a. i. ècp'o. x. y. s. ai. I. 45. toj Î)X;'oj ÈxXi7idvToç. A etc. Vg. Ss. xai £Txot:'aGr) ô 7JÀtoç; D, èaxoTÏaOï] 8è ôfj.; les mss. lat. a b c e r omettent xai devant èaxoTiaOr]. Cette variante pourrait bien venir de ce qu'on a voulu répondre à l'impossibilité d'une éclipse au temps de la pleine lune. Tischendorf, I, 716 ; B. Weiss, Lk. 673.