‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 627 sur 729 · rraS · texte numérisé non relu

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4. Notamment D ; f]Xsi fjXel Xajxà Ça<p6avEÎ ; Le dernier mot est pour o^atpOavst, qui correspond à l'hébreu "Orm^ (même lecture dans quelques mss. lat.), et D l'emploie dans Marc aussi bien que dans Matthieu ; le même ms. lit, dans Me. 34, wveiotaa?, au lieu de È-fxaTÉXtTtEç (de même lat. c : « exprobrasti me », et i : « me in opprobrium dedisti »). Dalman, I, 43, explique la traduction de D par l'araméen, l'interprète ayant cru pouvoir établir l'équivalence [à]£a<pôavsî = ■'JnSSn- Ev. de Pierre, 19. xal ô xûpio; àvE^OYiaî Xs-ftov ''rt otivatxt; ij.ou x&tcXtttfdEf |ie. xal iîrùv gcveXt[<p07]. L'emploi du mot ôûvaatj pourrait s'expliquer par l'influence de la version d'Aquila (ou de sa tradition interprétative), qui traduit "ON par « ma force », dans Ps. xxn, 2. Dalman, I, 164.

5. Pour la discussion de ce passage, cf. Brandt, 228-245 ; J. Weiss, AE. 337-339.

6. Me. 35. xat tivêç twv jiapîOTrjxdTwv (remarquer le vague de l'expression ; les variantes ^apEJUiixcov, nD, et éot7]xo'tojv, B, n'ont aucune portée) àxoJaxvtEç ËXEyov "VoE 'HXsîav çcoveï. Mt. 46. tivèç Se twv exeï ÉaTrjxdTfov àxoiSsavTs; 'ÉXEyov bxi 'HXstav spwvEÏ o'jto;

AU GOLf.OTMA 083

sente à Jésus (? Marc le pense sans doute, mais les soldats, exécuteurs responsables de la sentence prononcée par Pilate, auraient-ils laissé les assistants s'approcher ainsi de la croix ? Si le vinaigre est la boisson des soldats, il est invraisemblable que ceux-ci aient permis a quelqu'un d'y toucher. Est-ce un soldat, touché de compassion, qui, sans avoir compris les paroles de Jésus, et supposant qu'il a soif, prend une éponge 2 et lui offre à boire? Dans Marc, l'homme qui présente l'éponge a l'air de contenir :t ou plutôt de prévenir ' la résistance d'autres personnes qui l'empêcheraient d'accomplir son acte charitable, et il parle d'Elie comme les Juifs. Soit sincèrement, soit pour entrer à moitié dans la plaisanterie des autres, il manifeste l'intention de soulager le crucifié pour donner à Elie le temps de venir. Dansle premier Evangile :,,ce sont les assistants qui parlent, ne voulant pas qu'on donne à boire à Jésus, et demandant qu'on laisse agir Elie : façon de corriger la mise en scène de Marc en la rendant plus intelligible 6. Mais, dans le premier comme dans le second Evangile, celui qui prend l'éponge appartient au groupe quia parlé d'Elie. Ce groupe est-il celui des soldats, ou celui des Juifs présents? En un cas comme dans l'autre l'interprétation du récit évangélique rencontre une grave difficulté.

Si l'on observe que les évangélistes se reprennent en quelque sorte pour dire que Jésus poussa un grand cri, après lequel il expira 7, tandis que Luc 8 ne parle que d'un cri interprété d'une manière analogue à celui dont Marc et Matthieu ont parlé d'abord, mais qui

1. Me. 36. Spajxùv 8É ti; yEuiaaç a-oyyov o£erj; -EpiOsi; xaXâjxw InoTtiÇsv aufôv, Xiycov (Ss. « et ils dirent ») açsiE ïSwjiev e;. Epysxat 'HXet'a; x«0eXeïv ocÙtov. nD, mss. lat. açsç, sans doute par influence de Mt. 15.

2. Probablement la petite éponge qui servait à fermer le goulot du vase où était la « posca », dit Renan, Jésus, 439.

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