‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 639 sur 729 · vin · texte numérisé non relu

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2. V. 49. EmTÎxeiaav Se rcavrs; oî -fvwTTOt ajT<o àrco jj.axpo'8ev, xal yuvaue; aï auvaxo- Xouôouaat aÙT<£ inô t5Jç PaXiXata;, ôpcoso» TauTa. Noter le parallélisme de cette notice avec vm, 1-3, supr. cit.

psaumes1 ont pu favoriser cette conception, dont Luc lui-même ne tient pas compte historiquement, puisque les femmes seules demeurent pour la sépulture. Il paraît impossible de démêler dans ces particularités ce qui vient de l'évangéliste lui-même et ce qu'il a pu trouver dans la source ou les sources qui lui ont fourni ses récits de la résurrection.

Marc, xv, 42. Et le soir étant arrivé déjà,

— comme c'était la préparation, c'est-àdire la veille du sabbat,

— 43. Joseph d'Arimathée, membre distingué du conseil, qui, lui aussi, attendait le royaume de Dieu, vint et entra hardimentchez Pilate, et lui demanda le corps de Jésus. 44.

Et Pilate s'étonnait qu'il fût déjà mort, et, faisant appeler le centurion, il lui demanda s'il était mort depuis longtemps. 45. Et instruit par le centurion, il fit donner le cadavre à Joseph. 46. Et ayant acheté un linceul, et détachant le (corps de Jésus), il l'enveloppa dans le linceul, le déposa dans un sépulcre qui était taillé dans le roc, et il fit rouler une pierre sur l'entrée du sépulcre.

Mattii. xxvii, 57. Et le soir étant arrivé , vint un homme riche, d'Arimathée, appelé Joseph, qui, lui aussi, était disciple de Jésus.

58. Allant trouver Pilate, il lui demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'il lui fût remis. 59. Et prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un linceul propre, 60. et il le déposa clans son sépulcre neui, qu'il avait fait tailler dans le roc ; et après avoir fait rouler une grande pierre à l'entrée du sépulcre, il s'en alla.

Luc, xxiii, 50. Et il y eut un homme appelé Joseph, qui était membre du conseil, homme vertueux et juste, 51.

qui n'avait point consenti à leur dessein et à leur action, (originaire) d'Arimathée, ville des Juifs, (et) qui attendait le royaume de Dieu : 52.

étant venu trouver Pilate, il lui demanda le corps de Jésus. 53. Et l'ayant descendu, il l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis. 54.

Et c'était un jour de préparation, et le sabbat allait commencer.

1. Ps. xxxvm (xxxvn), 12 (LXX). ol çfXoi jaou... xaî ol vfftavé. \lo-j (inà) (xaxpoôsv fon}<ncv. Ps. lxxxviii (lxxxvii), 9. èpixpuva; tou; yvaxrroû; [tou â^'è;j.ou.

700 LES ÉVAînÏHLES synoptiques

Selon les évangélistes, le Christ était mort un vendredi. Ce jour était appelé « préparation », parce que l'on y préparait tout ce qui était nécessaire pour la journée du sabbat, où le travail était interdit; au coucher du soleil, le sabbat commençait ' ; il était donc urgent d'enlever le corps de Jésus et de lui donner la sépulture. On observe2 que, si le vendredi eût été le jour même de la pâque, le repos sabbatique aurait dû être respecté de la même manière3 : Joseph d'Arimathée n'aurait pu vaquer à tous les soins de la mise au tombeau. Et l'on trouve là un argument en faveur de la chronologie johannique. Mais, outre qu'il est permis de se demander jusqu'à quel point la sépulture des défunts pouvait être retardée quand deux jours fériés se suivaient ainsi, on sait déjà l'incertitude qui affecte le rapport chronologique de la mort de Jésus avec la pâque '. La pâque du dernier repas dans les Synoptiques, et celle du crucifiement dans le quatrième Evangile, le sabbat de la sépulture et le dimanche de la résurrection sont des données symboliques, dont il est maintenant difficile à l'historien de dégager le point de départ dans la réalité des faits. On remarquera que l'indication de Marc : « car c'était le vendredi », vient comme en surcharge. C'est uniquement par cette sorte de glose, connue d'ailleurs de Matthieu, de Luc et de Jean, que se trouve déterminé le jour de la semaine où eut lieu la passion 5.

D'après la coutume romaine, le corps de Jésus, s'il n'avait été

1. Me. 42. xal 7)ôr] o^i'aç ytvo[i.ivi\î} licti >jv 7:apaa/.eurJ, ci âarw ~foaa{5(îaTov. Ss. lit simplement; « Et l'on était au sabbat. » L'indication du « soir » est en rapport avec le schéma chronologique du rédacteur (J. Weiss, AE. 33a) : on a eu « le matin », v. 1, comme point de départ du jugement ; la troisième heure, v. 25, comme point de départ du supplice; la sixième, v. 33, comme point de départ des ténèbres; la neuvième, v. 34 (37) pour la mort; « le soir », douzième heure (six heures de l'après-midi), marque la fin de cette terrible journée. Mt. 57 retient seulement ôtyiaç 8è yevoçiivYjç. Luc transpose l'indication après le récit de la sépulture, v. 54. xai fjfiipa ijv Rgpaaxturfc xat aà(3(3a-cov Èrcseptoaxtv. D lit seulement tjv 8è rj rjçupa jïpoaappaxou (cf. supr. Me. 42). L'expression « se lever », appliquée au sabbat, est transportée du jour 'naturel, qui commence au lever du soleil, à la journée religieuse qui commençait le soir, au moment où l'on allumait les flambeaux.

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