Iloltzmann, Brandt, etc
il est question au premier livre des Machabées '. Plusieurs - néanmoins l'identifient avec Ramathaïm ou Rama, la patrie du prophète Samuel 3, et c'est plutôt à cet endroit qu'a pensé Marc. Il y a sans doute quelque réserve à faire sur la qualité de disciple attribuée à Joseph par le premier et par le quatrième Evangile 4. Marc et Luc se sont contentés de dire que Joseph « attendait le royaume de Dieu 5 ». Pour couper court, le rédacteur du premier Evangile dit que c'était un disciple, mais Joseph ne l'était pas autrement que par l'espérance du royaume. On doit supposer qu'il avait entendu Jésus, avait été frappé de son enseignement, avait pensé que ce prophète galiléen pourrait être le Messie promis; il avait suivi avec un intérêt compatissant les péripéties de son jugement et de sa mort. Mais Marc ne va pas jusqu'à dire qu'il ait eu quelque relation personnelle avec le Christ. Sa qualité de membre du sanhédrin ressort clairement dans Luc ; elle est présentée avec une certaine réserve dans Marc, supprimée dans Matthieu et dans le quatrième Evangile °, qui passe d'ailleurs cette qualité à Nicodème 7.
La gaucherie des indications rappelle assez l'embarras que l'on constate en d'autres endroits plus ou moins suspects, notamment dans l'affaire de Barabbas. Les évangélistes ont dit que le sanhédrin tout entier avait décidé la mort de Jésus. Gomment expliquer après cela qu'un membre de cette assemblée se soit mis en devoir de rendre l'honneur suprême de la sépulture au Sauveur abandonné des siens ? Marc se borne à dire que Joseph était « conseiller 8 ». Le mot est vague et différent de ceux que l'évangéliste a