‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 713 sur 729 · Voir, par exemple, Schanz, Me · texte numérisé non relu

Voir, par exemple, Schanz, Me

3. Ad Mar. q. 1 (Migne, PG. XXII, 937-940). Il s'agit d'accorder Mt. xxvhi, 1 avec Me. xvi, 9. Eusèbe répond : toutou Settï) iv v!r\ f, Xûcrt;. ô jx.Iv yàp to xsqpâXxtov aura ttjv touto «pxsxoytfxv ^îp'-/o~ïjv xÔîtmv st'-ot iv <j.r\ Iv «twwrw œÙttjv çépsaflxt to:; àvT'.ypatçot; tou xari Mâpxov a&jrpfsXfei»" t« yoijv àxpt^ twv àvT'.ypaçwv to ts'Xoç 7t6piye-

Ypaéçît ttjçxxtx tov Mxpxov vjropta; Iv to«; Xoyoi; to3 gçÔsvtoî veavrâxou rat; yuvatÇî

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78 i LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES

dit la même chose ', mais probablement d'après Eusèbe. On ne conçoit pas néanmoins qu'il ait pu affirmer sans hésitation que la finale de Marc manquait « dans presque tous les manuscrits grecs », si lui-même n'en avait pas connu un certain nombre où cette finale ne se trouvait pas-. Il semble déjà que l'assertion d'Eusèbe ne soit plus en rapport avec l'état réel des manuscrits ecclésiastiques dans la première moitié du ive siècle, car Eusèbe n'ose pas se prononcer ouvertement contre l'authenticité de la finale, ce qu'il n'aurait sans doute pas manqué de faire si cette finale n'eût été garantie que par le témoignage de quelques manuscrits, et non par un usage déjà très répandu. Eusèbe, d'ailleurs, se reprend lui-même en disant que la finale manque « dans les manuscrits corrects ». C'est pourquoi l'on a supposé avec assez de vraisemblance qu'un auteur plus ancien lui avait fourni la donnée critique dont il ne se sert qu'avec réserve.

iaÈv ouv et7tot av Tt; ^apatTOjaïvo; xal ^âvtrj àvaipiov JrtptTTOV ÈpwTrj^a. àXXo; 8i t:; oj6' ôtiouv toXja(ov àOïTîtv twy &7:waouv (noter ce mot, d'où il résulte que la finale de Marc est, pour Eusèbe, un de ces passages qui se trouvent « de façon quelconque » dans l'Ecriture) sv Tyj twv tù«rrtX{<i>v Yf«9fj çêpouivov, oïtcXyjV sïvau mjoi (à lire çtj<j£'.) tt]v àvâyvwatv, o>; xal Èv s-Épot; 7:oXXoïç, sxxripav -£ -apa3sxTiav &JtdtPYIiv Tfo [AT) ijuxXXov TayTT(v ÈxEt'vrj; rj ixi{vr)V T«JTTj{, -apà toî; tziyzoï; xaî êùXajBsatv èyxpivsa- Oat. xat ùr\ xoûîe toO' [Aipou; Vtfyytopbupivou stvai àXTjôoùç, rpOffTjXtt xôv vouv otepixrjvs'jstv tou ivayvwauaTo;. Eusèbe dit ensuite, partant de cette seconde hypothèse, que l'on peut supposer l'indication àvacrtàs 5s pai'allèle à Mt. xxviii, 1, le Christ étant ressuscité le samedi soir, comme le dit Matthieu (opinion à noter; cf. supr. p. 718), et rapporter ce qui suit, Jtpwï npwTTj. <ja[3[3àTO'j à èçàvY], l'apparition à Marie de Magdala n'ayant eu lieu en effet que le matin. Pour le commentaire de ce témoignage, voir Westcott-IIokt, Ap. 30-32.

1. Ep. CXX, ad Hedibiam (écrite vers 406-407). A propos de la difficulté traitée par Eusèbe, Jérôme écrit (Migne, P. I. XXII, 987) : « Hujus quaestionis duplex solutio est; aut enim non recipimus Marci testimonium, quod in raris fertur evangeliis, omnibus Graeciae libris pêne hoc capitulum in fine non habentibus, praesertim cum diversa atque contraria evangelistis ceteris narrare videatur ; aut hoc respondendum, quod uterque verum dixerit : Matthaeus, quando Dominus surrexerit vespere sabbati, Marcusautem quando eum vider» t Maria Magdalene, id est mane prima sabbati. Ita enim distinguendum est : cum autem surrexisset, et parumper spiritu coarctato inferendum prima sabhali mane apparuit Mariae Magdalenae » etc. Un peu plus loin, Jérôme, d'après Eusèbe, répondant à la seconde question de Marinus, et. sans se soucier plus que lui d'équilibrer son exégèse, admet que Mt. xxviii, 1, signifie la même chose que Jn. xx, 1.

2. On trouvera plus loin (p. ~9't, n. 4) un autre témoignage de s. Jérôme, où Ion ne peut voir un plagiat.

Cet auteur plus ancien ne peut être qu'Origène 1. En tous cas, les chances que le témoignage d'Eusèbe a de représenter celui d'Origène et l'état des manuscrits vers le milieu du me siècle ne lui donnent que plus de portée. Du témoignage d'Eusèbe, et du silence des anciens auteurs alexandrins on peut inférer que la finale de Marc n'était que peu ou point connue, ou bien qu'elle n'avait guère de crédit, en Egypte et en Palestine, dans la première moitié du 111e siècle. La version syriaque récemment découverte au Sinaï l'ignore également, et cette circonstance réduit beaucoup la force de l'argument que l'on tirait autrefois des versions syriaques plus récentes, où la finale se trouve. Le silence d'Athanase, Cyrille de Jérusalem, Basile, Grégoire de Nysse, Grégoire de Nazianze, Cyrille d'Alexandrie, ne laisse pas d'être significatif. Il paraît évident que ni Tertullien, ni Cyprien, qui ont longuement écrit sur le baptême, et qui auraient eu mainte occasion de citer la finale de Marc2, n'ont pas lu ces versets, lesquels, par conséquent, ont dû manquer d'abord dans l'ancienne Vulgate, comme dans la version syriaque.

Il est vrai que Justin 3 paraît les avoir connus ; Tatien leur a donné place dans son Diatessaron; Irénée4 les emploie; ils ont cours dans l'Eglise latine au ive siècle, et dans l'Eglise grecque au Ve. La question se complique par l'existence d'une catégorie de manuscrits qui ont une autre finale 5, et qui se trouvent ainsi confirmer l'hypo-

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