‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 714 sur 729 · A cause du v. 16. Cf. Westcott-Hort, Ap · texte numérisé non relu

A cause du v. 16. Cf. Westcott-Hort, Ap

3. I Ap. 45. àizà 'IspouaaXrjji. oî àrcoa-oXoi aùtou sÇeXGo'vteç Tiavrayou ÈxrJpuÇav. Cf. Me. 20.

4. Hker. III, 11, 6. « In fine autem evangelii ait Marcus : Et quidem Dominus Jésus, postquam locutus est eis » etc. (Me. 19).

5. Le principal témoin de cette finale est le ms. L (vme siècle). Ayant marqué la fin de Marc après «pofJouvTo yâp, le copiste continue : spÉpe-caî rcou /.ai taûxa"

nàvxa 81 xà Jiap7)yy£X;jiva toi; r.zçi -ôv IIÉxpov auvrou/Dç IÇrjyysiXav. [ASià 8è taura xal aùxôç ô 'Irjdoyç ijto avaroXvj; xxî «XPE 8uaêw; IÇaraaTEiXev 8i 'aôiôiv xô Upôv xat àçOapxov xripuyp.a xf,ç aùovîou uwt^pia;.

On lit ensuite : laxiv os xat xaura çspdpisva piexà -6 èçojSouvto yotp, et l'on trouve là Me. 9-20. Même disposition dans le ms. min. 274. La première finale de L se rencontre en marge de quelques mss. syriaques, d'un ms. copte, dans deux mss. éthiopiens, et dans le ms. lat. k (Cf. Tischendorf, I, 404). Le ms. k rattache la finale à Me. 8, sans aucune marque de doute, en cette forme : « Omnia autem quaecumque praecepta erant et qui cum puero (lire : eis qui cum Petro) A. Loisy. — Les Évangiles synoptiques, II. 50

thèse critique d'après laquelle la finale commune aurait été ajoutée pour faire disparaître la lacune que semblait présenter le second Evangile, sans aucun récit d'apparition. Si la finale du texte reçu était primitive, on ne voit pas comment elle aurait pu être supprimée dans les anciens manuscrits, car elle s'accorde beaucoup , mieux avec les trois autres Evangiles que ceux-ci ne s'accordent entre eux. Reste l'hypothèse, violente et invraisemblable, d'un accident, la chute d'un feuillet dans l'exemplaire archétype des manuscrits orientaux, de l'ancienne version syriaque, de l'ancien texte africain, ou l'hypothèse, plus invraisemblable encore et non moins gratuite, d'une bévue occasionnée par quelque annotation relative à la lecture liturgique de l'Evangile {. Pour que ces conjectures fussent recevables, il faudrait que l'évidence intrinsèque, l'harmonie de la finale avec l'Evangile, suppléât au défaut du témoignage extrinsèque, et c'est le contraire qui arrive.

Si l'on examine en elle-même la conclusion du second Evangile, on s'aperçoit qu'elle ne s'adapte exactement, ni pour le fond ni pour la forme, au livre qu'elle termine. L'ange avait annoncé aux femmes que Jésus attendait ses disciples en Galilée 3 : l'évangéliste pensait donc que la Galilée avait été le principal théâtre des apparitions, et non seulement la finale ne parle pas du départ des disciples pour la Galilée, mais elle mentionne une série d'apparitions qui ont eu lieu à Jérusalem, quoique le narrateur évite de le dire positivement.

Cette finale, qui ne correspond pas au récit qu'elle veut compléter, est un véritable sommaire des apparitions racontées dans la finale de Matthieu, le dernier chapitre de Luc et lavant-dernier de Jean :h,

erant breviter exposuerunt; post haec et ipse Jhesus adparuit et ab orienteni ; oriente) usque in orientent (lire : occidentem) misit per illos sanctam et incorruptam praedicationis (praedicationem) salutis aeternae. Amen. » L'omission de la finale commune dans le ms. k est significative, ce ms. représentant t'ancien texte africain.

1. Fausse interprétation du mot ts'Xo;. Mais le xiXoç qu'on trouve dans certains mss. min. après le v. 8, et après le v. 20, est, si on l'entend bien, un témoignage contre l'autbenticité de la finale, et une preuve que la fin du livre a été d'abord au v. 8. Cf. Westcott-Hort, Ap. 30, 49.

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