Wellhausen, Me
LES ÉVANGILES SYNOPTUJUES
apparut avec Moïse, et rurent Moïse et Elie, ils s'entretenaient avec s'entretenant avec lui. Jésus. 5. Et Pierre, 4. Et prenant la paprenant la parole, dit à rôle, Pierre dit à Jé- Jésus : « Maître, il est sus : « Seigneur, il est bon que nous soyons bon que nous soyons ici, et nous allons faire ici ; si tu veux, je ferai trois tentes, une pour trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et toi, une pour Moïse, une pour Elie. » 6. Car et une pour Élie. » 5. il ne savait que dire, Gomme il parlait enparce qu'ils étaient core, voici qu'une nuée effrayés. 7. Et il vint lumineuse les couvrit ; une nuée qui les cou- et de la nuée sortit vrit, et une voix sortit une voix qui disait : de la nuée : « Celui-ci « Celui-ci est mon Fils est mon fils bien-aimé ! bien-aimé, en qui je Ecoutez-le. » 8. Etaus- me complais. Ecoutezsitôt, regardant à l'en- le. » 6. Et entendant tour, ils ne virent plus (cela), les disciples personne que Jésus seul tombèrent sur leur avec eux. face, et ils furent très
effrayés. 7. Et Jésus s'approcha et, les touchant, leur dit : « Levez-vous, et ne craignez point. » 8. Et levant les yeux, ils ne virent personne qUe Jésus seul.
ils entrèrent dans la nuée. 35. Et de la nuée ; « Celui-ci est mon Fils élu. Ecoutez- le. » 3fi. passé, Jésus se trouva seul.
30. Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui, qui étaient Moïse et Elie,
31. lesquels, apparaissant dans la gloire, parlaient de sa fin, qu'il allait accomplir à Jérusalem. 3'2. Et Pierre et ceux qui étaient avec lui étaient accablés de sommeil ; et, se tenant éveillés, ils virent sa gloire et les deux hommes qui étaient avec lui. 33. Et il advint, quand ils se séparèrent de lui, que Pierre dit à Jésus:
« Maître, il est bon que nous soyons ici; et nous allons faire trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie », ne sachant ce qu'il disait. 34. Et comme il disait ces choses, il vint une nuée qui les couvrit ; et ils furent effrayés quand
iortit une voix disant :
Et quand la voix eut
L'indication des six jours 1 est d'une précision inusitée dans les récits du ministère galiléen. Elle veut signifier la relation qui existe entre la transfiguration et la première annonce de la passion. Une semaine, le temps compris entre deux sabbats, est censée avoir séparé lune de l'autre. Ainsi la majesté de Dieu reposa dans le nuag*e, sur le Sinaï, pendant six jours, et se révéla le
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septième1. On ne voit pas où tend la donnée plus vague de Luc : « environ huit jours - ». Ce ne doit pas être une correction volontaire, puisque, si l'évangéliste avait voulu compter six jours d'intervalle, avec deux jours, précédent et subséquent, marquant les deux termes de l'octave, il n'aurait pas dit : « environ ». Il aura pensé à ces deux termes, n'aura pas vu la signification symbolique du chiffre six, et se sera mis huit dans l'esprit, en considérant la donnée comme approximative, parce que le contexte n'en fournissait point d'analogue.
Jésus prend avec lui les trois disciples qui lui étaient le plus dévoués, et qui jouissaient plus que tous les autres de sa confiance, à savoir, Pierre et les deux fils de Zébédée, Jacques et Jean. Ce sont les mêmes qui ont assisté à la résurrection de la fille de Jaïr3, et qui assisteront à l'agonie de Gethsémani 4. Le parallélisme des récits pourrait correspondre à une réalité. Mais, dans les trois cas, le narrateur est préoccupé de garantir, parle témoignage des disciples les plus intimes, un fait significatif qui est censé avoir été ignoré des autres apôtres avant la résurrection. Les trois récits, dans leur forme actuelle, appartiennent a la même couche de rédactionnelle, et les mêmes préoccupations théologiques et apologétiques, le même art symbolique ont dû avoir part à leur formation.
Ni Marc ni Matthieu ne déterminent la montagne où Jésus conduit ses disciples : ils disent seulement que c'était une haute montagne5. Luc dit « la montagne'' », et l'on pourrait croire que la scène se passe en Galilée, sur la montagne où le Sauveur a choisi ses apôtres 7 : les circonstances que l'évangéliste ajoute au récit de Marc, la prière et la nuit, établissent entre les deux situations une parfaite analogie. Le symbolisme religieux de Marc tourne dans