‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 267 sur 726 · Cf. JiïLicHER, II · texte numérisé non relu

Cf. JiïLicHER, II

3. xi, 2-19 (Le. vu, 18-35); I, 665-679. L'objection tirée de ce que la parabole n'a aucun rapport avec Jean (Julicher, II, 383) n'est pas décisive; car il ne s'agit point ici de l'occasion historique de la parabole, ni même de sa place dans le recueil primitif des sentences évangéliques, mais d'une combinaison rédactionnelle antérieure à Matthieu et Luc.

4. V. 32. 0 ;j-£'.ç oi tSdvxeç où (B, oo8s) u.i-.vi.i/,r\lhl-i û<rrspov tou -'."TTcù'aai aùrto. D, Ss., deux mss. lat. omettent la négation devant \xz-.z[xù.r'fi-i\zs, et les mss. latins lisent :« quod non credidistis ». Ces variantes, qui résultent peut-être de distractions et d'inintelligence du texte, ou d'accommodation à la parabole précédente, ne donnent aucun sens satisfaisant ; car il est également absurde d'admettre que les chefs des Juifs auraient commencé par croire à Jean, ou qu'ils auraient regretté ensuite de n'avoir pas cru. Cf. Wellhausen, Mt. 108.

Matthieu parle de foi l, au lieu que Luc, plus naturellement, parle de baptême.

L'économie de la parabole a été altérée dans un certain nombre de témoins. La plupart 2 mentionnent d'abord le fils qui obéit après résistance; quelques-uns * mettent au premier rang- celui qui désobéit après avoir protesté de son obéissance, et cette divergence se complique dans la réponse des auditeurs, où quelques témoins de la première catégorie '' désignent « le dernier » fils, c'està-dire celui qui, d'après ces témoins, "a été réellement désobéissant, comme ayant accompli la volonté du père, tandis que les autres mettent aussi « le dernier », conformément à la logique de leur récit. Il est évident que ces variantes proviennent d'interprétations allégoriques de la parabole ; mais la leçon primitive ne laisse pas d'être facile à reconnaître '.

Ceux qui placent au-dessus de tout l'autorité du manuscrit Vatican observent qu'il est plus naturel de mettre d'abord en scène le fils qui répond oui, et que la transposition, dans la majorité des témoins, s'explique par le fait que celui qui dit non se trouve en comparaison avec les publicainset les prostituées, dont Jésus affirme qu'ils précèdent les pharisiens dans le royaume de Dieu : on aura voulu mettre leur pendant au premier rang- dans la parabole, et l'on aura substitué « le premier » « au dernier » dans la conclusion; si cette leçon était primitive, il faudrait supposer que les témoins qui mentionnent d'abord le fils qui dit oui ont vu dans celui-ci le type du judaïsme incrédule, et dans le fils qui dit non le type des Gentils qui ont cru; or cette interprétation est contredite par le contexte.

Mais il est d'abord significatif que les témoins qui ont le « dernier » dans la conclusion de la parabole ne l'entendent pas du même individu, et ne se servent pas du même terme 6; ils corrigent par conjecture un texte qui ne leur convient pas. On suppose à tort qu'un oui convient mieux au début du récit. L'économie de la parabole réclame, au contraire, que l'on commence par un non ; si le père

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