xvni, 9 (cf. xvi, 15); supr. p
2. Dans le préambule de la parabole supr. cit., il parle aussi de « certaines personnes » ; le rapport de xx, 21 avec xvm, 9, n'est donc pas à nier (B. Weiss, 604), sous prétexte que xx, 21 concerne des particuliers.
3. « La voie de Dieu », la vraie religion, est la conduite que Dieu prescrit. Cf. Ps. xxiv, 4 ; Job, xxiii, 11 ; et Mt. xxi, 32 ; supr. p. 300, n. 6.
ï. Me. 14. 'ÉSjjanv ôVivat xfjvaov Kaîaapi fj oi' ; omu/jv y] \ù\ ôfojjLsv ; D, mss. lat. omettent o. r\ a. ô. Ss. omet rj où'; otijp. La dernière interrogation marque le caractère pratique du problème. Mt. 17 l'omet, n'ayant peut-être pas saisi cette nuance, et, par une sorte de compensation, écrit d'abord ; eitov ouv fjpuv (omis dans D, Ss. mss. lat.), xi aoi ooxeï; Le. 22, l'omet aussi, mais signifie l'importance de la question pour les interrogateurs, en ajoutant le pronom : el;6aTtv fjjxGtç Kaîaapi ^ooer/ (mot grec substitué au latin y.f,v<rov) oouvat 7) où';
rôle de Messie, et même l'espérance du prochain règne de Dieu. Il allait, croyaient-ils, déclarer qu'un bon Juif ne devait pas payer le tribut à un prince infidèle. Cette réponse donnée, ses ennemis n'auraient eu qu'à la transmettre au gouverneur pour que l'arrestation de Jésus, que les membres du sanhédrin n'osaient exécuter eux-mêmes, se fit par le moyen de la police romaine. Que si Jésus reconnaissait l'obligation du tribut, il se perdait dans l'opinion publique.
Ce plan est déjoué par la réponse que le Sauveur fait sans hésiter. Après avoir signifié aux questionneurs qu'il n'est pas dupe de leur mauvaise foi ', il demande qu'on lui montre un denier 2, une pièce de la monnaie qui avait cours dans le pays. Le rédacteur du premier Evangile remplace le mot « denier » par « la monnaie du tribut 3 », pour expliquer à quelle intention Jésus demandait qu'on lui fit voir la pièce de monnaie. Le tribut qu'il a eu en vue est celui qui pesait sur tout le monde, l'impôt de la capitation, dont le montant se trouve en rapport avec la valeur de la monnaie que la Sauveur se fait montrer. La monnaie romaine était employée par les Juifs euxmêmes dans l'usage commun, et elle était frappée à l'effigie de l'empereur. Les gens qui s'en servaient tous les jours ne devaient pas se faire scrupule de la rendre à celui qui l'avait mise en circulation.
Le Sauveur les oblige à dire eux-mêmes que la figure, avec la légende que porte la monnaie, représente l'empereur 4. Qu'on restitue à César ce qui vient de lui. Mais la réponse de Jésus va plus loin que la question posée. En ajoutant qu'on doit rendre à Dieu ce qui lui appartient •', il donne à entendre que la soumission politique,
1. Me. 15. rt <xi 7ceij><xÇets ; Mt. 18, ajoute urcoxpirocî, ce qui rend le discours violent. L'évangéliste s'inspire de xxui, 13, 15, 23, 25, 27, 29. Il est amené à écrire d'abord : yvoù; SI o £. -r,v jtqvy)piav aÙTor/, au lieu de Me. : ô o\ îlot'»: aùrôiv Tr,v U7tdxfi<nv. Le. 23, dit : y.T.-.vnr^x- oï a-jTtov rrjv Tuavoupyîav, et ne met dans le discours aucune allusion au mauvais procédé des pharisiens.
2. Me. cpÉpeTc aor. Sirjvapiov i'va ïoto. Le. 2L SsîÇarî p-ot Srjvàpiov. Wellhausen, Me. 101, conclut de cette demande que Jésus n'avait pas d'argent sur lui.