Cf. Act. xxin
2. Mr. 2o, jjaav o"; nap' Jjjiîv imà. àSsXcpoi, ne paraphase pas heureusement Me. 20, é-tx ào£Àço;. îj^av. Ss. lit Le. 31 : « Le troisième l'épousa, et ainsi de suite tous les sept l'épousèrent, et ils moururent sans laisser d'enfants. »
3. xxv, o-6. Cf. Gen. xxxviii, 8, qui a influencé surtout la rédaction de Matthieu. Dans Mt. 24, Ss. omet le dernier membre de phrase : xaù àvaarTTÎaet /.-\.
4. Mt. 29. TiXavadOe ;jly, eiBôteç xtà. remplace par une affirmation un peu brutale l'interrogation de Me. 24 : où oix touto rcXavâuôe xxX. « Ce que vous dites ne prouverait-il pas l'erreur où vous êtes » etc. Préambule omis dans Luc comme superflu. Me. 27, tîoXù jîXccvxaOE (cf. Rom. m, 2) répond au v. 24. IIoltzmann, 165, soupçonne le rapport avec I Cor. xv, 33, de n'être pas fortuit.
objection qui lui est faite, en y opposant deux négations : il n'est pas vrai que la doctrine de la résurrection aboutisse à des conséquences absurdes ; il n'est pas vrai que la Loi soit conçue en dehors de cette doctrine, ou qu'elle la contredise. L'absurdité que les sadducéens croient trouver dans l'idée de la résurrection provient de l'imagination erronée qu'ils se sont faite touchant l'état des ressuscites. La fin du mariage, qui est la reproduction de la race humaine, ne subsiste pas dans le royaume des cieux, où les individus sont désormais assurés de limmortalité. Par conséquent, le mariage luimême n'a plus de raison d'être. Il n'y aura pas plus de mariage entre les ressuscites qu'il n'y en a entre les anges. Ce ne sont pas les méchants que l'on comparerait aux anges du ciel : Jésus n'a donc en vue que la résurrection des justes.
La diiférence de sexe subsistera-t-elle ou non chez les ressuscites ? C'est là une question curieuse et en dehors du sujet qui est ici traité. De même, l'idée que les anges auraient un corps spirituel, puisqu'on les compare aux ressuscites, qui ne sont certainement pas conçus comme de purs esprits. Mais la comparaison ne porte pas sur la nature des anges et sur celle des ressuscites, elle vise l'état des uns et des autres par rapport au mariage, et la félicité complète dont ils jouiront. Le discours paraît conçu d'ailleurs conformément à la théologie du livre d'Hénoch ', et n'implique en aucune façon l'absolue spiritualité des anges.
On se fait une idée trop basse et insuffisante delà puissance divine, si l'on croit que Dieu ne pourrait pas ressusciter les morts sans leur rendre un corps en tout semblable à celui qu'ils ont eu, avec les mêmes besoins, les mêmes appétits, les mêmes infirmités. La vie des ressuscites ne sera pas une simple restauration de la vie présente, mais une vie nouvelle et bien plus haute que celle-ci 2. Il ne faut donc pas raisonner sur ce qui se passe actuellement, comme si les choses devaient être organisées de la même façon dans la vie future .
Quant à l'objection tirée des Ecritures, elle n'est pas mieux fondée que la première. Au lieu de supposer qu'il n'y a pas d'immortalité ni de résurrection, la Loi enseigne l'une et l'autre. Jésus le
1. xv, 4-7. Holtzmann, loc. cit. Voir Martin, Le livre d'Hénoch, intiod.