vu, 53-vm, 11. Cf. supr. p. 331, h
A. Loisy. — Les Evangiles synoptiques. II. 22
d'enfants, son frère rite. » 25. Or, il y avait fants, son frère prenne
prenne sa femme et parmi nous sept frères : sa femme et lui suscite
lui suscite postérité. » le premier, s1 étant ma- postérité. » 29. Or, il
20. Il y avait sept rié, mourut, et, n'ayant y avait sept frères : le
frères : le premier prit pas d'enfants, laissa sa premier, ayant épousé
une femme, et, mou- femme à son frère; 26. une femme, mourut
rant, il ne laissa pas de même le second sans enfants; 30. le
de postérité; 21. le et le troisième, jus- deuxième, 31. puis le
deuxième la prit, et il qu'au septième; 27. et troisièmel'ontépousée,
mourut sans laisser de après (eux) tous, la et ainsi de suite tousles
postérité; le troisième femme est morte. 28. sept n'ont pas laissé
pareillement; 22. et Dans la résurrection, d'enfants , e sont
tous les sept, sans lais- duquel donc des sept morts, 32. Ensuite la
ser de postérité. Après sera-t-elle femme? Car femme aussi est morte.
(eux) tous, la femme tous l'ont eue. » 29. Et 33. Cette femme, dans
est morte aussi. 23. répondant, Jésus leur ja résurrection, du-
Lors delà résurrection, dit : « Vous êtes dans cmel d'entre eux sera-
quand ils ressusci- l'erreur, ne compre- t-elle femme? Car tous
teront, duquel d'entre nant pas les Ecritures les sept l'ont eue pour
eux sera-t-elle femme? ni la puissance de femme. » 34. Et Jésus
Car tous les sept l'ont de Dieu. 30. Car, lors leur dit : « Les enfants
eue pour femme. » 24. de la résurrection, on cle ce monde épousent
Jésus leur dit : « Ne n'épousera ni ne sera et sont épousés; 35.
seriez-vous pas dans épousée, mais on sera mais ceux qui auront
l'erreur, parce que comme les anges de été jugés dignes d'avoir
vous ne comprenez pas Dieu dans le ciel. 31. part au monde avenir,
les Écritures ni la puis- Et touchant la résur- et à la résurrection des
sance de Dieu? 25. Car rection des morts, morts, ne sont ni
lorsque l'on ressus- n'avez-vous pas lu la époux, ni épouses. 36.
citera d'entre lesmorts, parole qui vous a été Car ils ne peuvent plus
on n'épousera ni ne adressée par Dieu di- mourir, parce qu'ils
sera épousée, mais on sant : 32. « Je suis le SOnt égaux aux anges ;
sera comme les anges Dieu d'Abraham, le et ils sont fils de Dieu,
dans les cieux. 26. Dieu d'Isaac,et le Dieu étant fils de la résurrec-
Et quant à la résur- de Jacob. » Il n'est pas tion. 37. Et quant à ce
rection des morts, Dieu de morts, mais que les morts ressusci-
n'avez-vous pas lu de vivants. » 33. Et la tent, Moïse aussi le
dans le livre de Moïse, foule, entendant cela, fait entendre, à l'en-
à l'endroit du buisson, était frappée de son droit du buisson, quand
comment Dieu lui enseignement. il nomme le Seigneur parla, disant: « Je suis le Dieu le Dieu d'Abraham, le Dieu d'isaac, d'Abraham, le Dieu d'isaac, et le et le Dieu de Jacob ». 38. Il n'est
Dieu de Jacob. » 27. Il n'est pas pas Dieu de morts, mais de vivants; Dieu de morts, mais de vivants, car tous sont viva îts pour lui. » Vous êtes dans une grande erreur. »
La question des sadducéens ne paraît pas avoir d'autre but que d'embarrasser le Sauveur, et de diminuer son crédit auprès de la foule. L'idée de la résurrection était associée à l'espérance du royaume céleste, et les interrogateurs de Jésus n'ignoraient pas que le nouveau prédicateur du royaume partageait sur ce point la croyance populaire. Les sadducéens n'admettaient pas l'immortalité ni la résurrection ' . Si les évangélistes en font ici la remarque, c'est pour expliquer la portée de la question posée. L'histoire qu'on vient raconter au Christ est une fiction où se sent l'esprit d'école : c'est un cas imaginé pour servir d'argument contre la thèse à combattre2. On y trouve présentée d'une manière assez piquante une objection vulgaire que les adversaires delà résurrection ne soulevaient certainement pas pour la première fois. La Loi intervient pour donner la sanction de la plus parfaite légitimité aux sept mariages successifs de la femme qui va être mise en scène, et qui, le jour de la résurrection, se trouvera en face de sept maris, ayant tous les sept le même droit sur elle. Si Moïse et la Loi avaient pensé a la résurrection, ils se seraient bien gardés de créer pareille anomalie. La citation du Deutéronome 3 ne procède pas des Septante, mais plutôt du texte original, dont elle exprime librement le sens. En posant leur cas, les sadducéens évitent de nier que les morts ressuscitent ; ils paraissent demander l'explication d'une difficulté. Mais le fond de leur pensée se laisse deviner, et l'on voit bien qu'ils veulent ridiculiser l'idée même de la résurrection.
Jésus trouve que le discours des sadducéens démontre simplement qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent 4, et il écarte la double