‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 337 sur 726 · xoù È? aùxtov à-0/<7£v0'jcnv y.x\ Siwjjouatv · texte numérisé non relu

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17, 23 (I, 883). que Matthieu reprend ici. 6. Cf. Merx, II, i, 333,338.

A. Loisv. — Les Évangiles synoptiques, II. 25

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peut-être son livre, en le plaçant sous le patronage de quelque nom célèbre des temps anciens.

Il est probable que les mots : « fils de Barachie », après le nom de Zacharie, sont une ancienne glose dans le texte de Matthieu, à moins qu'on n'y voie une distraction de l'évangéliste lui-même. Ils manquaient probablement dans la source, puisque Luc ne les a pas '. Il aurait pu, à la vérité, les omettre, s'il avait jugé l'indication erronée. Le point de vue de l'auteur étant biblique, le meurtre de Zacharie doit être le dernier, comme celui d'Abel est le premier du canon. Et en effet le meurtre du prêtre Zacharie se lit à la fin de la Chronique ~. Mais le prêtre Zacharie était fils de Joïada. C'est le prophète Zacharie 3 qui était fils de Barachie. Un échange se sera fait entre les deux. Il serait arbitraire de supposer que ce Zacharie est le prophète, ou bien le père de Jean-Baptiste. Certains critiques modernes 4 pensent qu'il pourrait être question de Zacharie fils de Baruch, personnage qui fut tué par les zélotes dans la cour du temple, au commencement du siège de Jérusalem par les Romains 5. Le passage serait ainsi daté, à moins que Jésus n'ait eu en vue le fils de Joïada, et l'évangéliste le fils de Baruch1'. Ces hypothèses semblent superflues, et Ton ne voit pas quelle raison un chrétien pouvait avoir de mettre le meurtre du fils de Baruch sur le même plan que celui d'Abel. Il peut être peu naturel et rabbinique de présenter le meurtre du fils de Joïada comme le dernier crime des Juifs; mais il n'est pas plus naturel, et il est tout aussi rabbinique de leur imputer le meurtre d'Abel.

Dans la pensée des évangélistcs, c'est Jésus lui-même qui prononce la menace finale, déclarant que la génération présente verra la punition de tous les crimes anciens, la grande manifestation de la justice divine et le suprême châtiment du peuple élu. Matthieu 7 ajoute à l'assertion Y amen caractéristique des paroles du Seigneur.

i. Ni N dans Matthieu. L'évangile des Hébreux lisait : « fils de Joïada ».

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