‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 398 sur 726 · Cf. JuLICHER, II · texte numérisé non relu

Cf. JuLICHER, II

2. V. 42. YpYiyopcÏTî oùv, 5xi oùx oioaTE rcot'aîjjjipa ôxupto; 6 [j.ôjv Ipysxa'.. Cf. p. 446, n. 1 .

3. Cf. Holtzmann, 97, 286; Julicher, II, 459; B. Weiss, Lk. 494.

donne au discours apocalyptique, comme s'il avait trouvé les paraboles après le discours. Il est vrai pourtant qu'elles n'en faisaient point partie, car toutes supposent, conformément au discours sur la parousie, que celle-ci arrivera bientôt, sans signes précurseurs, et il paraît évident que le discours apocalyptique se terminait sur la déclaration : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Dans leur application première, les paraboles ne concernaient pas la parousie en tant que retour de Jésus, mais l'avènement du royaume des cieux, l'avènement du Christ et le jugement de Dieu.

La parabole des Serviteurs qui attendent paraît n'avoir été, à l'origine, qu'une comparaison développée, que l'on a compliquée et interprétée en description allégorique. En recommandant aux disciples d'avoir les reins ceints et des lampes allumées, le Sauveur leur adapte, en quelque façon, par avance la parabole, qui devient allégorie. Le conseil ne peut s'appliquer littéralement aux disciples : ce sont les serviteurs qui,vau lieu de se coucher pendant que leur maître est allé à un festin de noces, demeurent en l'attendant, le vêtement de dessus retroussé et attaché à la ceinture, comme pour la marche et le travail, avec des lampes allumées et toutes prêtes pour éclairer son entrée. Dès que le maître arrive et frappe à la porte, on lui ouvre, parce que tout le monde est sur pied, disposé à le servir. Grande sera la satisfaction de ce maître : il fera pour ses serviteurs ce que ceux-ci font pour lui ; il les fera mettre à sa place et les servira. Ce trait n'est pas pris de l'usage ordinaire, et il semble purement allégorique ' : il s'agit du festin messianique dans le royaume des cieux, et peut-être la rédaction a-t-elle été influencée par le discours où Jésus se dit serviteur de ses disciples 2. Rien ne réclame l'hypothèse d'une idée empruntée à la coutume romaine des saturnales. Si le maître arrive tard, heureux les serviteurs qui auront su l'attendre ! Cette exclamation s'entend bien dans l'allégorie, mais elle serait déplacée dans une parabole.

La mention des veilles, qui se trouve dans Marc, est le seul détail original qui atteste l'existence de cette parabole dans la source des trois Synoptiques; il suffit pour qu'on ne confonde pas cette his-

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