JiÏLICHER, II
2. Le. xxn, 27; supr. p. 243. Quant à Jn. xiii, 4-14, voir QE. 707.
toire de serviteurs avec aucune autre l. Certains commentateurs ont pensé que Luc ne disait rien de la quatrième veille, parce que c'aurait été une heure indue pour un retour de noces 2. Il suit plutôt l'indication de la source, qui partageait la nuit en trois veilles, selon la computation juive. A-t-on voulu faire entendre que, la première veille étant consacrée au festin, le maître pouvait revenir dans la seconde ou la troisième veille, selon que le repas se serait prolongé plus ou moins longtemps 3 ? L'idée du festin est adventice à la parabole primitive, d'où vient la mention des veilles. Il ( semble plutôt que, dans l'économie de cette parabole, et même dans l'intention de l'évangéliste, la première veille n'est pas exclue comme temps possible du retour, mais que la seconde et la troisième sont mentionnées pour faire valoir le zèle des serviteurs ; si le maître n'est pas rentré de six à dix heures du soir, ce qui serait l'heure convenable, ceux-là seront récompensés qui se seront gardés prêts à le recevoir au moment où il arrivera 4. L'idée serait assez insignifiante, si l'on avait voulu dire qu'il importe peu que le maître arrive à la deuxième ou bien à la troisième veille.
La parabole du Maître et du voleur, celle des Deux serviteurs ont à peu près la même forme dans Matthieu et dans Luc. Celle du Maître et du voleur a pour objet de faire ressortir l'incertitude de de l'heure où se produira le grand avènement. Il arrivera à l'improviste, sans que l'on ait été autrement averti, comme le voleur, qui se garde bien de prévenir le maître de la maison qu'il veut piller, et qui choisit de préférence l'heure où tout le monde est endormi. De même que la vigilance du maître de maison ne devrait jamais être en défaut, pour que son bien fût toujours garanti, de même celle des fidèles ne devrait jamais cesser, s'ils ne veulent pas être surpris par l'avènement du Fils de l'homme. La comparaison n'est pas tout à fait en équilibre, car on ne voit pas bien le rapport qu'il y a entre la possibilité imaginaire de se tenir en garde si le voleur prévenait, et la vigilance recommandée aux disciples qui ne sont pas prévenus.